Le crash mortel de St-Légier en 2020 est dû à une erreur humaine

sj, ats

21.12.2021 - 12:41

Le crash d'un petit avion de tourisme le 22 janvier 2020 aux Pléiades, sur la commune de St-Légier/La Chiésaz (VD), est dû à une erreur humaine, a indiqué mardi dans un rapport le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE). Le pilote, 64 ans, et le passager, 71 ans, tous deux Fribourgeois, avaient perdu la vie.

Cantonal police investigate the site of a plane crash, a Piper Archer PA-28, in Saint-Legier, Switzerland, Thursday, January 23, 2020. A small aircraft crashed Wednesday evening, two people died. (KEYSTONE/Laurent Gillieron). Un policier observe la carcasse d'un avion Piper qui s'est ecrase dans la foret proche des pistes de ski des Pleiades ce jeudi 23 janvier 2020 a Saint-Legier. 2 personnes sont decedees lors de cet accident d'aviation qui a eu lieu hier soir. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
La carcasse de l'avion avait été retrouvée sur la commune de St-Légier/La Chiésaz, sur une pente raide du domaine skiable des Pléiades, en lisière de forêt et bordure d'une piste de ski fermée. (archives)
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21.12.2021 - 12:41

Le biplace, un Piper Archer PA-28, avait décollé à 19h30 de l'aérodrome d'Ecuvillens (FR) pour un vol privé. Une heure après environ, il disparaissait des écrans radar alors qu'il survolait l'arc lémanique pour rejoindre le point de départ. Les deux occupants, tous deux pilotes, ne répondaient plus aux appels radio.

«L'accident est dû à une collision avec le sol sans perte de contrôle, en vol à vue de nuit, consécutive au maintien d'une altitude inférieure à celle du relief sur la route choisie», écrit le SESE dans son rapport final.

Technique et météo pas en cause

Les résultats de l'enquête indiquent qu'«un engouement du pilote à l'utilisation de moyens électroniques a probablement induit un sentiment erroné de facilité, entraînant une perte de conscience situationnelle». «À l'évidence, le pilote n'a pas vérifié si son altitude était suffisante pour le trajet de Vevey à Gruyères, qui n'était par ailleurs pas prévu sur le plan de vol initial.

Ce changement de trajet au-dessus de Lausanne pour longer les bords du Léman n'a, lui, pas pu être expliqué. «Il est possible qu'en cas de contact avec le centre d'information de vol de Genève, le pilote aurait pu être rendu attentif à une altitude insuffisante par rapport au terrain ou à une déviation du trajet planifié», souligne le rapport.

L'enquête n'a pas mis en évidence d'élément technique ayant pu provoquer l'accident ou contribuer à son déclenchement, précise encore le SESE. Les conditions météorologiques n'ont pas influencé, non plus, la survenance de l'accident.

La carcasse de l'avion avait été retrouvée sur la commune de St-Légier/La Chiésaz, sur une pente raide du domaine skiable des Pléiades, en lisière de forêt et bordure d'une piste de ski fermée. Sous la violence du choc, les deux occupants avaient été éjectés à plusieurs dizaines de mètres et étaient décédés sur place.

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