Critères stricts pour le transport du chlore

ATS

2.9.2019 - 11:48

Des pompiers en combinaison chimique participent à un exercice visant à tester le dispositif de sécurité et de sauvetage en cas d’incident ferroviaire impliquant des matières dangereuses (photo symbolique).
Source: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Le chlore est présent dans de nombreux produits d'usage courant. Le gaz de chlore utilisé pour les fabriquer est cependant toxique. Les autorités ont décidé d'intensifier les mesures de sécurité pour l'acheminement de ce gaz vers les usines chimiques suisses.

Les autorités et les acteurs du domaine prennent au sérieux les préoccupations de la population quant au transport des substances chimiques, indique l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Dans un communiqué publié lundi, il détaille les différentes mesures prises pour sécuriser l'acheminement du chlore à l'avenir.

Les usines chimiques suisses doivent recourir au gaz de chlore pour la fabrication de nombreux produits comme les plastiques, les produits phytosanitaires ou les articles de nettoyage. Or cette substance doit être transportée depuis l'étranger, notamment depuis la France. Elle est acheminée par les chemins de fer et traverse des zones densément peuplées, ce qui suscite l'inquiétude des riverains.

Conscients de ces risques, les autorités, ainsi que les acteurs concernés de l'industrie et des transports ont déjà défini leurs objectifs de sécurité dans une déclaration conjointe en 2002. Aujourd'hui, face à l'augmentation prévisible de la population sur les tronçons concernés, ils ont décidé d’évaluer les risques du transport du chlore selon des critères plus stricts, annonce l'OFEV.

Fruit d'une collaboration soutenue, cette Déclaration conjointe II émet des mesures suppplémentaires telles que: recours à des trains spéciaux circulant à vitesse réduite, utilisation de wagon-citernes plus sûrs, élimination d'obstacles critiques. Les partenaires de la Déclaration conjointe II continuent à œuvrer pour rendre les transports de gaz de chlore encore plus sûrs, précise l'OFEV.

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