«Erreur humaine»

Échangée à la naissance, elle réclame trois millions d'euros

ATS

9.9.2021 - 07:12

Une Espagnole de 19 ans réclame trois millions d'euros après avoir été intervertie, juste après sa naissance, avec un autre nouveau-né et confiée à une famille qui n'était pas la sienne. L'affaire remonte à 2002.

ATS

9.9.2021 - 07:12

epa08090761 An employee of the Peter Cerny Foundation disinfects her hands before carrying a premature baby to an MR examination at the Semmelweis University in Budapest, Hungary, 25 December 2019. The Peter Cerny Foundation has taken a pioneering role to obtain the financial, technical and personal support to provide preterm infants and sick term newborns with saving life (resuscitation), emergency transport, intensive care, and later with follow-up and rehabilitation. About 220 million HUF (665,000 EUR) has been raised for the 30-year-old foundation during the public media charity event called Being Good Is Good. EPA/Zoltan Balogh HUNGARY OUT ATTENTION: This Image is part of a PHOTO SET
Cet échange entre les deux petites filles, nées le même jour à cinq heures d'écart et toutes deux placées en couveuse, n'a été mis au jour que quinze ans plus tard. (image d'illustration)
KEYSTONE

Elle s'est produite entre les murs de l'hôpital San Millan de Logroño, dans le nord de l'Espagne, un établissement désormais fermé, et est le résultat d'«une erreur humaine», ont expliqué les autorités de la région de la Rioja.

Cet échange entre les deux petites filles, nées le même jour à cinq heures d'écart et toutes deux placées en couveuse, n'a été mis au jour que quinze ans plus tard. C'est en effet à la faveur d'un conflit et d'une sombre histoire de pension alimentaire dans une de ces deux familles que des tests ADN avaient révélé que ni le père ni la mère de la jeune fille n'étaient pas ses parents biologiques.

«Dommages immenses»

Cette dernière, qui avait toujours été élevée par sa grand-mère présumée, a depuis déposé une plainte, s'estimant lourdement pénalisée par cet échange à la maternité.

«Il s'agit de dommages immenses, qui dureront toute la vie et ne seront jamais réparables», a ainsi estimé l'avocat de la jeune femme. Âgée désormais de 19 ans, elle réclame trois millions d'euros pour les dommages subis, mais les autorités sanitaires ne sont disposées à payer que 215'000 euros, a-t-il poursuivi.

ATS