La veuve exhorte les Etats-Unis à exiger des comptes

ATS

2.10.2021 - 08:19

La veuve de Jamal Khashoggi a remis en question vendredi l'engagement du président américain Joe Biden à réclamer des comptes au royaume saoudien, trois ans après l'assassinat du journaliste qui avait choqué le monde.

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2.10.2021 - 08:19

epa09050640 Hatice Cengiz (C), the fiancee of murdered Saudi journalist Jamal Khashoggi, speaks to the media after a trial on Khashoggi's murder, in Istanbul, Turkey, 04 March 2021. Cengiz on 01 March issued a statement calling for justice over the killing of Khashoggi and demanded Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman (MBS) be punished for his role in the murder after a US report by the Office of the Director of National Intelligence claimed MBS 'approved an operation in Istanbul, Turkey to capture or kill Saudi journalist Jamal Khashoggi'. EPA/SEDAT SUNA
Hatice Cengiz s'est dite consternée par le fait que, seulement quelques jours avant cette date anniversaire, le conseiller à la sécurité nationale de M. Biden, Jake Sullivan, a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit «MBS». (archives)
KEYSTONE

Pour marquer cet anniversaire, Hatice Cengiz s'est rendue à Washington pour une manifestation devant l'ambassade saoudienne et une veillée près du Congrès américain, où elle a dévoilé un portrait de Khashoggi réalisé à partir de coupures de journaux.

Elle s'est dite consternée par le fait que, seulement quelques jours avant cette date anniversaire, le conseiller à la sécurité nationale de M. Biden, Jake Sullivan, a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit «MBS». Selon un rapport des renseignements américains, dont Joe Biden a ordonné la publication au printemps, MBS a «validé» l'assassinat du journaliste saoudien en 2018 à Istanbul.

Pas de sanction

«MBS m'a enlevé Jamal, à moi et au monde entier. Allez-vous le tenir pour responsable ou récompenser ces meurtriers?», a lancé la veuve de M. Khashoggi lors d'une veillée organisée par des groupes de défense des droits humains.

Le président Biden avait promis avant son élection de faire «payer» les dirigeants saoudiens pour leur responsabilité dans la mort de Jamal Khashoggi et de les traiter en «parias».

Mais le gouvernement américain n'a paradoxalement pas sanctionné MBS, afin d'éviter une crise ouverte avec le royaume pétrolier du Golfe, qui reste un partenaire-clé des Etats-Unis. L'administration Biden compte notamment sur Ryad pour tenter de mettre un terme à la guerre au Yémen, où les Saoudiens soutiennent les forces gouvernementales face aux rebelles Houthis épaulés par l'Iran.

ATS