Effervescence féministe et égalitaire 

sj, ats

6.3.2021 - 09:01

La nouvelle exposition temporaire du Musée historique de Lausanne plonge dans l'effervescence des mouvements féministes et des revendications en matière d'égalité. Intitulée «Quoi de neuf pussyhat?», elle se veut une réflexion autour de la construction des rôles et des identités de chacun.

L’exposition "Quoi de neuf pussyhat?" au Musée historique de Lausanne propose un état des lieux et une réflexion en matière de construction des rôles et des identités de chacun.
ATS

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6.3.2021 - 09:01

Cultivant un joyeux désordre, cette exposition est ponctuée de tags, de collages, de slogans et d'opérations symboliques diverses. Elle est à découvrir jusqu'au 27 juin prochain, a indiqué le musée. Mouvement #MeToo, Marche des femmes, Grève du 14 juin 2019: l'actualité récente témoigne du regain et de la vivacité des mobilisations féministes.

«Cinquante ans après l'instauration du suffrage féminin en Suisse et malgré des avancées réelles, l'égalité entre femmes et hommes se heurte à la réalité des comparaisons, que ce soit en termes de salaire, de carrière, de légitimité de parole, de liberté du paraître ou de partage des tâches domestiques», relèvent les responsables du musée lausannois.

«Si l'évolution de la société tend vers plus d'inclusivité, normes et stéréotypes continuent à peser sur les représentations de genre, conditionnant tant les femmes que les hommes», constatent-ils.

Avancées vs pesanteurs

Au croisement de différents registres d'approche englobant science, médecine, sciences sociales, militance, citoyenneté ou politique, «Quoi de neuf pussyhat?» multiplie les angles de vue pour proposer une réflexion contrastée autour de ces questions souvent brûlantes, expliquent-ils. L'état des lieux proposé invite à prendre la mesure des avancées comme des pesanteurs, mettant en perspective expériences locales et contexte global, au présent comme au passé.

Structuré de manière à évoquer une ville, le dispositif scénographique déploie un langage visuel qui renvoie à l'esthétique du street art, à l’affichage sauvage et plus largement à une idée d'accumulation, selon une logique organique et évolutive, précisent les responsables.

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