Le procès de l'ex-journaliste Fabien Dunand s'est ouvert 

beke, ats

25.10.2021 - 09:20

Le procès de l'ancien journaliste Fabien Dunand s'est ouvert lundi devant le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne. Il conteste l'ordonnance pénale le condamnant pour calomnie et menaces alarmant la population. Plaignants, l'ancienne conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro et l'entrepreneur Avni Orllati assistent au début de l'audience.

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25.10.2021 - 09:20

Le lanceur d'alerte et ancien redacteur en chef de 24heures Fabien Dunand, parle lors d'un point presse sur le dossier de la decharge de Bioley-Orjulaz du groupe Orllati, suite aux revelations du journal Le Temps sur le promoteur immobilier, Bernard Nicod ce mercredi 15 novembre 2017 a Lausanne. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Le 17 août dernier, le Ministère public vaudois a infligé 150 jours-amendes avec sursis pendant deux ans à Fabien Dunand pour des affirmations «contraires à la vérité» concernant une prétendue pollution d'eau potable dans une gravière à Bioley-Orjulaz (VD). Celui qui est aujourd'hui actif dans le conseil et la communication a fait appel de cette décision. (archives)
KEYSTONE

Le 17 août dernier, le Ministère public vaudois a infligé 150 jours-amendes avec sursis pendant deux ans à Fabien Dunand pour des affirmations «contraires à la vérité» concernant une prétendue pollution d'eau potable dans une gravière à Bioley-Orjulaz (VD). Dès 2016, l'ancien rédacteur en chef de 24 heures a accusé publiquement, d'abord anonymement, le groupe de construction Orllati d'avoir souillé des sources. Il a aussi dénoncé la passivité et la complicité de l'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro dans cette affaire.

Ces allégations faisaient suite aux accusations initiales de pollution et atteintes à l'environnement des entrepreneurs Bernard Nicod et Raymond Moinat (patron de Sotrag), que le promoteur vaudois Avni Orllati a toujours réfutées. L'enquête pénale avait été classée en 2017. Des plaintes croisées pour diffamation et calomnie s'étaient ensuite multipliées. Le procureur chargé alors de l'affaire avait été récusé. Le procureur général Eric Cottier s'était, lui, saisi du volet «corbeau» de l'enquête.

Pollution «inexistante»

Selon le Ministère public, «l'inexistence» de la pollution a été démontrée. L'instruction a révélé que l'eau fournie aux «milliers de ménages vaudois» avait toujours été potable, comme l'ont confirmé des analyses complètes effectuées régulièrement, a-t-il communiqué lors de l'annonce de la condamnation.

«Les affirmations propagées, diffusées, publiées par Fabien Dunand à fin 2016 et en 2017, relatives à une prétendue pollution de l'eau potable destinée à plusieurs milliers de Vaudois, trouvant selon lui son origine dans les activités du groupe Orllati à Bioley-Orjulaz, sont contraires à la vérité et ne correspondent pas à la réalité», lit-on dans l'ordonnance pénale. «Il en va de même des propos relatifs à l'intégrité des services de l'Etat et de la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro.»

Accusations réitérées

Celui qui est aujourd'hui actif dans le conseil et la communication a fait appel de cette décision. «Les plaintes déposées contre moi par l'ancienne cheffe du Département du territoire et de l'environnement (DTE) méritent d'être évaluées lors d'un vrai procès, à l'issue d'un débat contradictoire public, dans lequel une instruction incluant les actes que j'ai requis sera menée», a écrit Fabien Dunand dans une lettre ouverte adressée au Conseil d'Etat vaudois pour contester sa condamnation. Dans cette missive, il a aussi réitéré ses accusations.

«Fabien Dunand estime que l'instruction n'a pas été suffisamment complète. Il veut faire entendre sa version lors d'un procès public», avait alors déclaré son avocat Elie Elkaim à Keystone-ATS.

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