Macron dit adieu au dernier compagnon de la Libération

ATS

11.11.2021 - 16:12

Un mois après le décès d'Hubert Germain, à l'âge de 101 ans, la France a dit jeudi adieu au dernier des Compagnons de la Libération, ces «chevaliers de la liberté» qui sont «les visages intemporels de la France», selon Emmanuel Macron.

Le président de la République française se recueille, seul, dans la crypte créée par le général De Gaulle où ce dernier avait réservé un tombeau pour le dernier compagnon de la Libération à mourir.
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11.11.2021 - 16:12

A 15h00, le cercueil de l'illustre résistant est entré dans la crypte du mémorial de la France combattante, au Mont-Valérien, pour y reposer définitivement au milieu de 16 autres combattants de la Deuxième Guerre mondiale.

L'inhumation d'Hubert Germain, décédé le 12 octobre, a donné une dimension historique à la cérémonie du 103e anniversaire de l'Armistice de 1918, devenue l'occasion de célébrer tous les Français tombés au combat.

L'hommage avait débuté en milieu de matinée lorsque le cercueil quittait, sous un beau soleil automnal, les Invalides sur un char AMX-10 portant le nom de la bataille de Bir Hakeim. Après s'être arrêté devant la statue du général de Gaulle, comme l'avait souhaité Hubert Germain, il a remonté les Champs-Élysées, accompagné de la Garde républicaine, jusqu'à l'Arc de triomphe où il a été déposé à côté du soldat inconnu.

«Serions-nous là sans Hubert Germain?», s'est interrogé Emmanuel Macron, en énumérant les noms de plusieurs des 1038 Compagnons de la Libération, «illustres et anonymes» qui «suivirent le général de Gaulle dans cette aventure insensée» en décidant de continuer la lutte contre les Nazis en 1940.

Participation américaine

Actuellement en visite en France, la vice-présidente américaine Kamala Harris était sur place à l'Arc de Triomphe, estimant qu'il était «important» d'être présente car les Etats-Unis et la France ont «une longue histoire partagée», a-t-elle dit à son arrivée.

La cérémonie du Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), s'est déroulée dans la plus grande sobriété et en silence à l'exception d'une Marseillaise et du Chant des partisans chantés à capella par la Garde Républicaine.

En juin 1960, en inaugurant ce mémorial, Charles de Gaulle avait émis le souhait que le caveau n°9 de la crypte soit réservé au dernier des membres de l'Ordre de la Libération, qu'il avait créé pour «récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'oeuvre de libération de la France et son empire».

Dans la crypte, Emmanuel Macron s'est recueilli seul devant le cercueil, sur lequel il a déposé une croix de Lorraine taillée dans le bois de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, comme l'avait souhaité Hubert Germain qui, après la guerre, était devenu député gaulliste et ministre de Georges Pompidou.

La candidate à l'élection présidentielle du Rassemblement national, Marine Le Pen, avait souhaité être présente au Mont-Valérien, mais l'Elysée a indiqué qu'aucun parlementaire ou chef de parti n'avait été convié à cette cérémonie, qui n'était pas ouverte au public.

ATS