Manifestation pro-climat avortée à Lausanne

ATS

25.7.2019 - 17:26

En avril, des manifestants avaient bloqué la circulation sur le Grand-Pont sans que la police n'intervienne pour les déloger (archives).
Source: KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ

La police lausannoise a mis un terme jeudi à une manifestation non autorisée de personnes qui voulaient alerter contre le réchauffement climatique. L'identité d'une cinquantaine de participants a été contrôlée.

Vers 09h15, des manifestants ont bloqué la circulation sur l'avenue Benjamin-Constant à proximité d'une succursale de Credit Suisse et près de la place St-François. Après quelques minutes, ils ont rejoint le trottoir, puis ils ont recommencé à bloquer le trafic.

La police est alors intervenue pour les faire se déplacer dans le parc voisin. Tout s'est déroulé dans le calme, a expliqué à Keystone-ATS Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police de Lausanne, revenant sur une information de «24 Heures».

Dénonciations

Les 52 personnes présentes ont été contrôlées et identifiées. Toutes feront l'objet d'une dénonciation pour avoir pris part à une manifestation non autorisée ainsi que pour trouble à la tranquillité et à l'ordre public.

Huit d'entre elles ont été acheminées à l'Hôtel de Police «pour éviter de nouveaux troubles sur la rue», a ajouté le porte-parole. Elles ont pu repartir en milieu d'après-midi.

Les manifestants répondaient à un appel d'Extinction Rebellion pour alerter la population sur l'urgence climatique. Ils protestaient aussi contre les condamnations pénales prononcées après le blocage de grandes banques à Bâle et Zurich. Les activistes demandent à la place financière de renoncer à investir dans les énergies fossiles.

Analysé de cas en cas

En avril dernier, le mouvement avait bloqué le pont Chauderon, puis le Grand-Pont à Lausanne, sans que la police n'intervienne pour déloger les participants. «Chaque situation est évaluée de cas en cas», note le porte-parole de la police.

«Nous avons reçu jeudi de nombreuses plaintes de personnes mécontentes». La décision a été prise par le responsable de l'intervention après analyse de la situation. Il n'y a pas eu d'intervention politique, assure le porte-parole.

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ATS