Plus de 45'000 candidats pour tuer 12 bisons 

ATS

7.5.2021 - 20:53

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7.5.2021 - 20:53

Plus de 45'000 personnes se sont portées volontaires pour tuer douze bisons dans le parc national américain du Grand Canyon, a annoncé vendredi le National Park Service (NPS). Ce programme inédit est destiné à réguler la population grandissante de cet animal.

epa07956721 Tourists are seen on a hill in the Grand Canyon South Rim National Park, Arizona, USA, 08 October 2019 (issued 28 October 2019). Grand Canyon National Park is one of the world's famous natural attractions, that welcomes about six million visitors per year. EPA/TATYANA ZENKOVICH
Grand Canyon en Arizona
KEYSTONE

Les bisons, s'ils sont trop nombreux, peuvent nuire «aux ressources en eau du parc, à la végétation, aux sols» et menacer des sites archéologiques, a expliqué à l'AFP Kaitlyn Thomas, porte-parole du NPS, ajoutant que la «réduction de la taille du cheptel» permettait de «protéger l'écosystème».

C'est pour répondre à ce problème que les autorités du parc du Grand Canyon, en Arizona, ont lancé, début mai, un appel à candidatures pour trouver douze volontaires prêts à participer à l'opération. Parmi les 45'000 candidatures reçues en seulement deux jours, 25 finalistes seront tirés au sort, et douze seront finalement choisis d'ici le 17 mai.

Un bison par chasseur

Chacun d'entre eux sera autorisé à tuer un bison, qu'il devra ensuite être capable de «porter hors de la zone à pied, sans l'aide d'un véhicule motorisé», dont l'usage n'est pas autorisé dans cette zone, indique le National Park Service, l'organisme fédéral chargé de la gestion des grands espaces naturels des Etats-Unis.

Pour avoir le droit de participer, les volontaires doivent être des citoyens américains majeurs, «en très bonne condition physique», disposer de leur propre fusil, suivre une formation et «avoir de solides compétences de communication verbale», poursuit le NPS. Les carcasses des animaux seront réparties entres les participants, dans la limite «d'un bison par groupe de volontaires», précise Mme Thomas.

L'initiative a connu un succès retentissant, mais pas surprenant pour Kaitlyn Thomas, qui se doutait qu'elle «susciterait beaucoup d'intérêt». «Lorsque le programme a été lancé, le parc a reçu des centaines d'emails et d'appels de personnes demandant plus d'informations sur la façon de s'inscrire», dit-elle.

ATS