Près de 600 détenus en fuite après une attaque en prison

ATS

23.10.2021 - 22:10

Cinq cent septante-cinq détenus de la prison de l'Etat d'Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria, sont en fuite, a annoncé samedi le porte-parole de l'administration pénitentiaire dans un communiqué. L'établissement a été attaqué vendredi soir par des hommes lourdement armés.

Ein Stacheldrahtzaun vor einem Fenster eines Aufenthaltsraums in der Jugendabteilung des Regionalgefaengnis Thun, am Mittwoch, 7. Juli 2021 in Thun. Anfang Jahr wurde im Regionalgefaengnis Thun die erste Jugendabteilung im Kanton Bern eroeffnet. Seither werden alle Jugendlichen im Kanton Bern, die in ein Gefaengnis eingewiesen wurden, im Regionalgefaengnis Thun untergebracht. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
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KEYSTONE/Peter Klaunzer

ATS

23.10.2021 - 22:10

«Le centre de détention de moyenne sécurité d'Oyo, dans l'Etat d'Oyo, a été attaqué par des hommes armés non encore identifiés, vers 21h30 le vendredi 22 octobre 2021», a expliqué Olanrewaju Anjorin.

«Les assaillants sont arrivés au centre lourdement armés et après un affrontement acharné avec les gardes, ils ont réussi à entrer dans la cour en utilisant de la dynamite pour faire sauter le mur», a-t-il précisé.

Tous les prisonniers en détention provisoire ont été libérés, soit 837, selon ce communiqué, mais le quartier des condamnés et celui des détenues n'ont pas été touchés. Cependant «267 des évadés ont été retrouvés, laissant ainsi 575 personnes encore en fuite», ajoute le porte-parole.

Le communiqué ne précise pas si des personnes ont été blessées ou tuées au cours de cette attaque.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, fait face à une forte insécurité et de vastes pans de son territoire subissent les activités de groupes criminels.

Le 13 septembre, une prison avait été attaquée dans le centre du pays, dans l'Etat de Kogi, où 240 détenus avaient été libérés par la force. En avril, une autre prison avait été attaquée, cette fois dans le sud-est du pays en proie à des troubles séparatistes, et plus de 1800 détenus s'étaient évadés.

ATS