Equateur

Prison confirmée pour l'ex-président Correa

ATS

21.7.2020 - 05:44

L'ancien président équatorien, réfugié en Belgique, a été jugé par contumace pour sa participation à un vaste réseau d'escroquerie pendant son mandat (2007-2017) (archives).
Source: KEYSTONE/AP/Mark Carlson

La justice équatorienne a indiqué lundi avoir confirmé en appel la condamnation à huit ans de prison prononcée à l'encontre de l'ex-président Rafael Correa pour corruption et son inéligibilité pour une période de 25 ans.

La Cour nationale de justice a rejeté les recours des 18 personnes condamnées dans le cadre de cette affaire, dont l'ex-chef de l'Etat équatorien, a précisé le tribunal sur son compte Twitter.

L'ancien président de gauche, réfugié en Belgique, a été jugé par contumace pour sa participation à un vaste réseau d'escroquerie pendant son mandat (2007-2017).

Ce jugement concerne notamment des faits datant de 2012 à 2016 pour lesquels 17 autres personnes ont également été condamnées, dont des ex-ministres, des chefs d'entreprise, une parlementaire et l'ancien vice-président Jorge Glas, qui purge une peine de six ans de prison pour avoir reçu des pots-de-vin de la firme brésilienne Odebrecht.

Complot

«Bien qu'il soit difficile d'y croire, il fallait s'y attendre. Une affaire et un jugement plus ridicules, ça n'existe pas. Ils ne nous abattront pas, mais cela m'est douloureux de penser à tous ces gens innocents qui souffrent parce qu'on a tenté de me faire du mal», a réagi M. Correa sur son compte Twitter.

L'ancien président se dit innocent et dénonce un complot fomenté par son rival, son ancien vice-président et actuel président, Lenin Moreno.

Les 18 personnes condamnées, dont M. Correa, ont toujours la possibilité de se pourvoir en cassation. Ils ont également été condamnés à verser quelque 14,7 millions de dollars de dommages et intérêts à l'Etat équatorien, selon la sentence.

La veille, le parti fidèle à Rafael Correa, Fuerza Compromiso Social, avait été suspendu par le Conseil national électoral (CNE) pour irrégularités dans la procédure d'enregistrement, et ne pourra donc pas participer aux élections présidentielle et législatives de 2021.

Retour à la page d'accueil

ATS