Fribourg

Une jeune femme doit répondre de l’assassinat d’une fillette

lp, ats

28.3.2022 - 09:17

Le procès d'une jeune femme prévenue d'assassinat, subsidiairement de meurtre, après la découverte en novembre 2018 du corps sans vie d'une fillette de 2 ans et demi s'est ouvert lundi à Granges-Paccot (FR) devant le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Gruyère.

La prévenue, âgée de 27 ans aujourd'hui, doit répondre d’assassinat, subsidiairement de meurtre (archives).
ATS

lp, ats

28.3.2022 - 09:17

Le 11 novembre 2018 au réveil, le corps sans vie de la petite fille avait été trouvé par son père au domicile de ce dernier à Vuadens (FR), en Gruyère. Celui-ci accueillait son enfant chez lui durant le week-end dans le cadre de l’exercice du droit de garde qu’il exerçait depuis sa séparation avec la mère de l’enfant.

Arrêtée le 22 novembre 2018, la compagne du père, âgée de 24 ans au moment des faits, a toujours soutenu qu’elle était innocente et qu’elle n’était pas impliquée dans le décès de l’enfant. Elle est maintenue en détention depuis. La femme, présumée innocente, est jugée sur la base d'une instruction bouclée en décembre dernier.

Multiples traumatismes

L'accusation lors du procès est soutenue par le procureur général adjoint Raphaël Bourquin. L’autopsie de la fillette a permis de mettre en évidence de multiples traumatismes au niveau de la tête, du cou, du tronc et des membres, un oedème cérébral, une fracture à la base du crâne et des signes d’étouffement.

La cause du décès est une asphyxie mécanique, les lésions d’aspect frais et contus étant évocatrices de l’intervention d’un tiers. «Ces dernières ne sont pas compatibles avec la chute d’un lit à étage», selon le Ministère public. Les investigations se sont dirigées vers la nouvelle compagne du père, avec lequel elle faisait ménage commun.

Présence indésirable

L’instruction a permis de «déterminer que cette femme était seule au domicile avec la fillette durant une partie de la nuit précédant sa mort». L’acte d’accusation retient que, «confrontée à l’enfant qui s’était manifestée au milieu de la nuit, la compagne n’était alors pas parvenue à se maîtriser».

Elle s’en était alors prise à elle, en l’empêchant notamment de respirer. Une attitude qui a provoqué les lésions ayant conduit à la mort. Sur les mobiles du crime, l’enquête a notamment révélé que la relation de la compagne avec le père souffrait de la présence de l’enfant, l’empêchant de réaliser certains projets.

Par ailleurs, des soucis d’ordre financier sont également venus s’ajouter à la situation. Le procès se déroule en ce début de semaine, le jugement étant prévu en avril.

lp, ats