Traitement de matières dangereuses au port de Beyrouth achevé

ATS

6.2.2021 - 12:42

Beyrouth avait été secoué par une immense explosion en août dernier en raison de produits chimiques dangereux entreposés sans précaution (archives).
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Une entreprise allemande spécialisée a traité les matières dangereuses dans 52 conteneurs entreposés au port de Beyrouth, théâtre d'une gigantesque explosion meurtrière en août dernier, a indiqué samedi l'ambassadeur d'Allemagne au Liban.

«Une première tâche dans le port de Beyrouth a été achevée. L'entreprise Combi Lift (...) a traité 52 conteneurs de matières chimiques dangereuses qui s'étaient accumulées pendant des décennies et constituaient une menace pour les habitants de Beyrouth», a écrit sur Twitter l'ambassadeur, Andreas Kindl.

Désormais, les conteneurs «sont prêts à être expédiés» en Allemagne, a-t-il ajouté.

Le Liban avait signé le 11 novembre un contrat avec l'entreprise allemande, qui travaillait déjà dans le port, pour retirer les conteneurs renfermant des matières dangereuses, dont certains contiennent des acides corrosifs. Ils ont été entreposés dans une zone à ciel ouvert pendant plus d'une décennie sous la supervision de l'autorité des douanes du Liban.

L'entreprise doit transporter ces matières chimiques dans des conteneurs spéciaux, dans le cadre d'un contrat de 3,6 millions de dollars, dont 2 millions de dollars payés par l'autorité portuaire, avaient affirmé en novembre des médias locaux.

Prévenir

Le directeur par intérim du port, Bassem al-Kaissi, avait affirmé à l'AFP qu'enlever ces substances chimiques était «une étape préventive» nécessaire. Si elles prenaient feu, «Beyrouth serait rasée», avait-il prévenu.

Le Liban avait été secoué le 4 août par une immense explosion au port, qui a fait plus de 200 morts et au moins 6500 blessés. La gigantesque déflagration a ravagé des quartiers entiers de la capitale.

Selon les autorités, l'explosion a été provoquée par l'incendie d'une grande quantité de nitrate d'ammonium stockée sans mesure de précaution dans le port depuis 2013.

Le Liban a refusé l'ouverture d'une enquête internationale, mais l'enquête locale piétine six mois après le drame.

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ATS