Un ex-soldat britannique meurt pendant son procès à Belfast

ATS

19.10.2021 - 07:30

Un ancien soldat britannique poursuivi pour la mort d'un homme vulnérable tué en 1974 pendant le conflit nord-irlandais est décédé lundi alors que se déroulait son procès, a annoncé une association d'anciens combattants. Le suspect de 80 ans souffrait d'une grave maladie rénale.

ATS

19.10.2021 - 07:30

FILE - In this Friday, May 14, 2021 file photo, Democratic Unionist Party member Jeffrey Donaldson MP leaves the party headquarters in east Belfast after voting took place to elect a new leader. The leader of Northern IrelandâÄ™s largest British unionist party says the U.K.âÄ™s divorce deal with the European Union could collapse the Belfast government and trigger a new era of violence and instability. Democratic Unionist Party leader Jeffrey Donaldson said Thursday, Sept. 9, 2021 that the agreement known as the Northern Ireland Protocol âÄœfundamentally undermines âĦ the economic integrity of the United Kingdom and Northern IrelandâÄ™s position in it.âĝ (AP Photo/Peter Morrison, File)
Le chef du Parti démocratique unioniste d'Irlande du Nord Jeffrey Donaldson a fustigé le fait que l'ancien soldat ait été «traîné devant un tribunal et traqué jusqu'à sa mort». (archives)
KEYSTONE

Son procès avait été ajourné lundi après qu'il a contracté le Covid-19. Il était jugé par le tribunal de Belfast pour le meurtre en 1974 d'un homme de 27 ans présentant de lourdes difficultés d'apprentissage, tué par une patrouille de soldats dans le comté rural de Tyrone pendant les «troubles» d'Irlande du Nord.

Dans la soirée, le Northern Ireland Veteran's Movement (NIVM) a annoncé sur Twitter la mort de l'ancien soldat à l'hôpital Mater Infirmorum de Belfast.

Son cas a suscité de nombreuses controverses, soulignant l'héritage très chargé de l'intervention militaire britannique en Irlande du Nord. Le député britannique Jeffrey Donaldson, chef du Parti démocratique unioniste d'Irlande du Nord (DUP), a fustigé le fait qu'il ait été «traîné devant un tribunal et traqué jusqu'à sa mort».

3500 morts

Le procès de l'ancien soldat, ouvert deux semaines auparavant, ne se tenait que trois jours par semaine pour permettre au prévenu de suivre une dialyse entre les audiences.

Deux ou trois balles, sur les cinq tirées, avaient touché la victime. Mais en l'absence à l'époque de preuves balistiques, il est impossible de déterminer qui avait tiré quels coups de feu, si bien qu'il est accusé de tentative de meurtre et non de meurtre.

Près de 3500 personnes ont été tuées pendant les «troubles» entre les nationalistes pro-Irlande et les unionistes pro-Royaume-Uni. L'armée britannique, déployée pendant 38 ans, a souvent été considérée comme responsable des épisodes les plus sanglants du conflit.

Les poursuites pour les morts de personnes aux mains de l'armée reste un sujet politiquement sensible en Irlande du Nord et en Grande-Bretagne.

ATS