Un homme comparaît à Nyon pour avoir tenté de tuer son épouse

gsi, ats

23.11.2021 - 13:24

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23.11.2021 - 13:24

Il ne supportait pas le départ de son épouse et avait tenté de la tuer d'un coup de couteau à la gorge: un homme fait face mardi à ses juges à Nyon (VD), sans parvenir vraiment à expliquer son geste.

Un homme s'est retrouvé face à la justice mardi au Tribunal d'arrondissement de La Côte à Nyon pour avoir tenté du tuer son épouse en 2019 à Morges.
ATS

Ce Kosovar de 34 ans, arrivé en Suisse en 1999, s'est rendu le 18 novembre 2019 à Morges (VD) au nouveau logement de son épouse. Devant un énième refus de reprise de vie conjugale, il a frappé sa femme au cou, avec un couteau à viande qu'il venait d'acheter quelques heures plus tôt.

La scène s'est déroulée dans le hall de l'immeuble, en présence des filles du couple, âgées de 1 et 4 ans à l'époque. Malgré la sévérité de ses blessures, notamment une entaille à la gorge sur 15 cm, la femme s'en est sortie.

Selon l'acte d'accusation, cet épisode a été le point culminant d'une série de menaces et violences physiques, dont a été victime l'épouse depuis son mariage 2012. Le couple, qui émargeait à l'aide sociale, a vécu plusieurs années aux Avanchets (GE) avant la séparation du printemps 2019.

«J'ai piégé ma femme»

Mardi matin devant la Cour criminelle de La Côte, l'audition de l'accusé s'est avérée laborieuse, entre silences et réponses confuses. Le président du Tribunal, ainsi que les avocats du prévenu Yaël Hayat et Loïc Parein, ont dû souvent répété leurs questions pour obtenir des bribes d'explication.

«Je ressens une telle lâcheté en moi, une telle honte que je n'arrive pas à répondre. J'ai piégé ma femme et mes filles, c'est inhumain», a dit le prévenu, incarcéré depuis deux ans à la prison de la Croisée à Orbe.

Pressé de questions, il a finalement admis avoir eu l'intention de «faire mal» à son épouse le 18 novembre 2019. Ce jour-là, il se trouvait dans un état «haineux» et «désespéré», a-t-il confié, se décrivant alors comme «un papa à la dérive» depuis la rupture.

Affirmant toutefois ne pas avoir de problèmes psychologiques, notamment avec la violence, le prévenu a d'abord rejeté l'idée de suivre une thérapie. Il a fallu, encore une fois, l'insistance du président et des avocats pour lui faire reconnaître qu'un traitement pourrait lui faire du bien. «Mon unique rêve est désormais de sortir de prison et de m'occuper de mes filles», a-t-il dit.

Le procès se poursuit mardi après-midi avec l'audition de l'épouse et les plaidoiries.

gsi, ats