Un homme jugé à Madrid pour avoir mangé sa mère

ATS

21.4.2021 - 19:25

Le parquet espagnol a requis 15 ans de prison contre un homme jugé cette semaine pour avoir étranglé sa mère et mangé certaines parties de son corps découpé en morceaux.

epa08581909 A general view of a wall of the prison Burg with a sparrow on top, where the defendant in the trial on the Halle Synagogue terror attack Stephan Balliet (not in the picture) is currently in prison in Burg near Magdeburg, Saxony-Anhalt, Germany, 03 August 2020. The suspect, a 27-year-old German Neo-Nazi named by the media as Stephan Balliet, went on rampage shooting and killed two people on 09 October 2019 in front of the synagogue and a Kebab shop in Halle during the Jewish holiday of Yom Kippur. EPA/CLEMENS BILAN
Image d'illustration 
KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN

ATS

21.4.2021 - 19:25

Appelé «le cannibale de Ventas», en référence au quartier de Madrid où la police avait découvert les restes macabres, le suspect est jugé depuis lundi pour «meurtre» et «profanation de cadavre».

Selon l'acte d'accusation, les faits remontent à début 2019 lorsque le suspect s'était disputé avec sa mère de 69 ans dans l'appartement qu'ils partageaient dans le quartier de Las Ventas, où sont situées les arènes de la capitale espagnole.

Après l'avoir étranglée, il avait traîné son corps dans sa chambre pour le découper avec une scie et deux couteaux de cuisine «afin de le faire disparaître».

Dans le réfrigérateur

«Une fois le corps découpé en morceaux, l'accusé s'est nourri occasionnellement des restes du cadavre durant 15 jours et a stocké d'autres morceaux dans plusieurs récipients en plastique dans l'appartement et dans le réfrigérateur», poursuit le parquet dans ce document.

Il a en outre mis d'autres morceaux dans des sacs poubelle et les a jetés.

Selon des médias locaux, un officier de police, entendu lors du procès, a raconté que lorsqu'il avait pénétré dans l'appartement, l'accusé avait raconté avoir mangé certains morceaux crus, en avoir cuit d'autres et en avoir aussi donné au chien.

L'homme, qui avait des problèmes de drogue selon la police, avait été arrêté en février 2019 alors que la police recherchait sa mère dont la disparition avait été signalée par une amie, selon des médias locaux.

Lorsque la police lui avait demandé si sa mère était à l'intérieur de l'appartement, il avait répondu affirmativement et avait laissé les agents entrer.

«Nous sommes tombés sur une scène dantesque», a raconté un agent de police sous couvert de l'anonymat sur la chaîne Telecinco.

Les procureurs ont également demandé à ce que le «cannibale de Ventas» verse 90.000 euros de dommages et intérêts à son frère aîné.

ATS