Une policière tue six personnes pour toucher l'assurance

ATS

23.10.2021 - 09:20

Une policière en Afrique du Sud a organisé méticuleusement avec des tueurs à gages le meurtre de son petit ami et de cinq membres de sa famille pour empocher des indemnités d'assurance, a-t-on appris vendredi auprès d'un tribunal. L'affaire a captivé le pays pourtant habitué à un taux élevé de criminalité.

epa09275839 South African Police Forces (SAPS) stand by to during a march through the streets of Soweto by South African's wanting the removal of foreign residents from the area as well as the eviction of people from various local buildings, Johannesburg, South Africa, 16 June 2021. 'Illigal residents'; or foreigners where removed, along with some South Africa students, from a nearby post office that had been taken over as an illegal commune. The country has been blighted by xenophobia attacks on foreigners over the past years and most recently people where evicted from their shops in Soweto overnight. EPA/Kim Ludbrook
Image d'illustration
KEYSTONE/EPA/Kim Ludbrook

ATS

23.10.2021 - 09:20

La femme de 46 ans faisait systématiquement souscrire aux membres de sa famille des assurances-vie et des assurances-obsèques, puis organisait un par un leur meurtre. Ont ainsi été tués entre 2012 et 2017 son petit ami, son cousin, sa soeur, sa nièce, son neveu et un autre membre de sa famille.

Elle a ainsi récupéré environ 1,4 million de rands (86'000 francs), mais elle a été arrêtée avant d'avoir pu ajouter à sa liste le meurtre de sa mère et d'un autre membre de sa fratrie, selon le tribunal.

Tuées par balle ou frappées à mort

Avec une soigneuse préméditation, la femme a fait appel à des tueurs à gages pour piéger ses victimes, qui ont été soit tuées par balle soit frappées à mort. Elle a personnellement tué une seule personne, sa soeur, en empoisonnant son thé puis en l'étranglant après avoir constaté que le poison ne faisait pas effet.

«L'accusée était soit la dernière personne à les avoir vus vivants soit la première personne à prévenir qu'ils étaient portés disparus», a souligné l'avocate générale. «Elle se nommait bénéficiaire pour pouvoir profiter des assurances-vie et obsèques», a-t-elle ajouté. L'accusée a farouchement nié tout au long du procès.

Elle avait été confondue en 2018, après qu'un des tueurs à gages avait prévenu la police qu'elle échafaudait un plan pour brûler la maison d'une autre de ses soeurs. Sa soeur et ses cinq enfants seraient morts calcinés durant leur sommeil.

La suspecte, qui était une policière respectée, a montré peu d'émotion lors de son procès. Sa peine devrait être prononcée au début du mois prochain.

ATS