Une «honte» pour le pape François

ATS

25.4.2021 - 12:56

ATS

25.4.2021 - 12:56

Le pape François a qualifié dimanche de «honte» le sort de 130 migrants portés disparus depuis jeudi à la suite d'un naufrage en Méditerranée, se disant «très attristé par cette tragédie».

epa06827803 Pope Francis takes part in an ecumenical meeting at the World Council of Churches (WCC), in Geneva, Switzerland, 21 June 2018. Pope Francis is visiting the World Council of Churches (WCC) in Geneva on 21 June as the centrepiece of the ecumenical commemoration of the WCC's 70th anniversary. EPA/DENIS BALIBOUSE / POOL
Le pape François lors d'un discours. 
KEYSTONE

«Je vous confesse que je suis très attristé par la tragédie qui encore une fois s'est produite ces derniers jours en Méditerranée. Frères et soeurs, interrogeons-nous tous sur cette énième tragédie. C'est un moment de honte», a-t-il dit au fidèles à l'issue de la prière Regina Coeli, place Saint-Pierre au Vatican.

L'ONG SOS Méditerranée avait indiqué jeudi avoir repéré au large de la Libye une dizaine de corps près d'un bateau pneumatique retourné qui avait été signalé en détresse avec environ 130 personnes à bord.

«Cent trente migrants sont morts en mer, ce sont des personnes, ce sont des vies humaines qui ont pendant deux journées entières vainement imploré de l'aide. Une aide qui n'est pas arrivée», a poursuivi le pape François.

«Prions pour ces frères et soeurs et pour tant d'autres qui continuent de mourir lors de ces voyages dramatiques. Prions aussi pour ceux qui peuvent aider mais préfèrent regarder d'un autre côté. Prions en silence pour eux», a conclu le pape, grand défenseur des droits des migrants, réfugiés et déplacés.

L'UE accusée

Les ONG humanitaires accusent les pays de l'Union européenne non seulement de ne pas vouloir secourir les migrants en danger dans la Méditerranée, mais également d'entraver leurs propres activités de sauvetage.

Selon des chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) arrêtés au 21 avril, au moins 453 migrants ont péri depuis le 1er janvier 2021 en Méditerranée, essentiellement sur cette route centrale au départ de la Tunisie et de la Libye.

ATS