Droits humains

Action de l'ONU sur le Venezuela

ATS

27.9.2018 - 17:46

La Haut commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet devra rendre un rapport en juin prochain sur les violations des droits de l'homme au Venezuela (archives).
Source: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

L'ONU resserre encore sa surveillance des violations au Venezuela. Le Conseil des droits de l'homme a demandé jeudi à Genève à la Haut commissaire Michelle Bachelet de lui rendre un rapport d'ici juin prochain.

Cette résolution a été approuvée par 23 Etats, dont la Suisse, contre 7 oppositions et 17 abstentions. Le prédécesseur de la Chilienne, Zeid Raad al-Hussein, avait déjà dénoncé à plusieurs reprises de possibles crimes contre l'humanité et demandé en vain une Commission d'enquête internationale. Mais les rapports du Haut-Commissariat avaient été rejetés par le Venezuela parce qu'ils n'avaient pas été mandatés par le Conseil des droits de l'homme.

Désormais, cet Etat ne pourra se retrancher derrière cette explication. "Nous n'avons jamais vu d'initiative aussi hostile à l'égard de mon pays", a toutefois dit l'ambassadeur vénézuélien, qui a ciblé à nouveau les Etats-Unis et Israël. Il a dénoncé une tentative d'imposer au gouvernement une action face à la crise politique et économique.

Le vote de jeudi a eu lieu alors que les tensions entre l'ONU et le Venezuela avaient semblé s'atténuer récemment. Mme Bachelet avait rencontré il y a moins de trois semaines le ministre vénézuélien des Affaires étrangères qui s'était engagé à collaborer.

Dans son rapport de juin dernier, le Haut-Commissariat avait notamment des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires, de la torture, des violences sexuelles, des simulacres d'exécution et des décharges électriques. Et au moins 12'320 personnes ont été détenues ces cinq dernières années, dont plusieurs centaines depuis les violences d'août 2017.

Les exécutions extrajudiciaires au Venezuela ont fait plusieurs centaines de victimes ces dernières années. Au moins 125 avaient été tuées en quelques mois dans la répression des manifestations contre la crise politique et économique qui a fait aussi plus d'1,6 million de réfugiés.

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