Appels au dialogue et condamnations internationales

ATS

25.10.2021 - 12:54

Le coup d'Etat en cours lundi au Soudan avec l'arrestation par l'armée des dirigeants civils suscite une vive inquiétude dans le monde. Se succèdent des appels pressants au dialogue entre civils et militaires et une volée de condamnations internationales.

ATS

25.10.2021 - 12:54

In this frame taken from video people burn tires and block a street during a protest in Khartoum, Sudan, Monday, Oct. 25, 2021. SudanâÄ™s leading general Abdel-Fattah Burhan declared a state of emergency Monday, hours after his forces arrested the acting prime minister and disrupted the internet in an apparent coup as the country was nearing a planned transition to a civilian leadership. In a televised address, Burhan announced that he was dissolving the countryâÄ™s ruling Sovereign Council, as well as the government led by Prime Minister Abdalla Hamdok. (AP Photo)
Dans cette image tirée d'une vidéo, des personnes brûlent des pneus et bloquent une rue lors d'une manifestation à Khartoum, au Soudan, lundi 25 octobre 2021.
KEYSTONE

L'émissaire de l'ONU au Soudan Volker Perthes s'est dit «très inquiet des informations sur un coup d'Etat», ajoutant: «j'appelle les forces armées à relâcher immédiatement les personnes retenues», des arrestations «inacceptables».

La Ligue arabe a exhorté au dialogue, faisant part de sa «profonde préoccupation» et appelant «toutes les parties à respecter» l'accord de partage du pouvoir de transition établi en 2019 après le renversement de l'autocrate Omar el-Béchir, dans un communiqué citant son secrétaire général Ahmed Aboul Gheit.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, «a appris avec une profonde consternation la grave évolution de la situation au Soudan», selon un communiqué de l'organisation panafricaine. Il appelle à «la reprise immédiate des consultations entre civils et militaires».

«Profondément inquiets»

Les Etats-Unis, dont l'émissaire pour la Corne de l'Afrique était la veille encore dans le bureau du Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, aujourd'hui en détention, se sont dits «profondément inquiets», prévenant que «tout changement du gouvernement de transition mettait en danger l'aide américaine».

Les annonces d'une prise de pouvoir par les militaires vont «à l'encontre de la déclaration constitutionnelle (qui régit la transition dans le pays) et des aspirations démocratiques du peuple soudanais», a tweeté M. Feltman.

La Commission européenne a de son côté appelé à la «libération rapide» des dirigeants civils du gouvernement du Soudan et à «ce que les moyens de communications ne soient pas entravés pour permettre de joindre ceux qui en ont besoin».

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a lui appelé la communauté internationale «à remettre la transition soudanaise sur les rails».

Jugeant «atterrantes» les informations venant de Khartoum, l'Allemagne a «clairement condamné» la tentative de coup d'Etat qui «doit cesser immédiatement» pour permettre la poursuite d'une «transition politique pacifique vers la démocratie», selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères Heiko Maas, appelant au «dialogue» entre responsables politiques.

ATS