Jens Stoltenberg «La Hongrie n'empêchera pas les autres alliés de soutenir l'Ukraine»

ATS

12.6.2024 - 11:08

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, en visite mercredi à Budapest, a annoncé avoir trouvé un accord avec la Hongrie pour qu'elle n'entrave pas les efforts de l'alliance atlantique afin de consolider l'aide à l'Ukraine.

"Le 1er ministre (Viktor Orban) et moi-même sommes convenus que la Hongrie n'empêchera pas les autres alliés de s'engager à soutenir financièrement l'Ukraine et l'Otan de jouer un rôle de 1er plan dans la coordination", a déclaré M. Stoltenberg (ici avec M. Orban) lors d'une conférence de presse.
"Le 1er ministre (Viktor Orban) et moi-même sommes convenus que la Hongrie n'empêchera pas les autres alliés de s'engager à soutenir financièrement l'Ukraine et l'Otan de jouer un rôle de 1er plan dans la coordination", a déclaré M. Stoltenberg (ici avec M. Orban) lors d'une conférence de presse.
ATS

12.6.2024 - 11:08

«Le Premier ministre (Viktor Orban) et moi-même sommes convenus que la Hongrie n'empêchera pas les autres alliés de s'engager à soutenir financièrement l'Ukraine et l'Otan de jouer un rôle de premier plan dans la coordination», a déclaré M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse.

En vue d'un sommet prévu à Washington en juillet, le responsable prépare un plan pour renforcer le rôle de l'organisation dans la coordination des livraisons d'armes à Kiev et la formation des troupes ukrainiennes.

Pérenniser l'aide à Kiev

M. Stoltenberg souhaite également pérenniser l'aide actuelle à l'Ukraine, à un niveau minimum de 40 milliards d'euros par an.

Les ministres de la Défense de l'Otan se réunissent jeudi à Bruxelles pour tenter de sceller l'accord final. L'aval des autres pays semble acquis, même s'il reste à finaliser des détails techniques.

Budapest «pas obligée de participer»

En échange, la Hongrie a «obtenu la garantie qu'elle ne serait pas obligée de participer» aux efforts de l'Otan, a précisé M. Orban, évoquant «une discussion difficile mais constructive».

Le pays «ne peut pas changer les décisions des 31 autres Etats membres», mais il «ne contribuera pas financièrement et n'enverra aucun homme à cette guerre», a-t-il insisté, le chef de l'Otan disant «accepter cette position».

Autre sujet de contentieux, la désignation du Premier ministre néerlandais sortant Mark Rutte pour succéder à Jens Stoltenberg à l'automne.

La Hongrie s'y oppose et soutient l'unique autre candidat, le président roumain Klaus Iohannis, actuellement sous pression des Etats-Unis pour se retirer de la course.

ATS