France: le COVID-19 devient la première cause de mortalité 

ATS / pab

26.10.2020 - 11:48

Le Conseil scientifique français estime qu'il y a 100 000 nouveaux cas de Covid par jour, le double de ce qui est annoncé. (Image symbolique)
Keystone / archives

Selon Antoine Flahault, directeur de l'Institut de Santé Globale de la Faculté de Médecine de l'UniGE, le virus est devenu la première cause de mortalité en France. Le Conseil scientifique français estime qu'il y a 100 000 nouveaux cas par jour, le double de ce qui est annoncé.

Un nouveau record a été établi en France dans l'épidémie de Covid-19 avec 52 010 cas supplémentaires enregistrés en 24 heures, selon les chiffres officiels diffusés dimanche. Le taux de positivité des tests poursuit sa progression, atteignant 17%, contre 16% la veille et seulement 4,5% début septembre.

La veille, ce pays avait recensé plus de 45 000 nouvelles contaminations, après avoir franchi vendredi le seuil du million de cas confirmés depuis l'apparition du Covid-19.

Le nombre des morts attribuables à cette maladie s'est élevé à 116 pour la journée de dimanche, portant leur nombre total depuis le début de la pandémie à 34 761, toujours selon Santé publique France.

Covid-19: la première cause de mortalité

Le Covid-19 est la principale cause de décès. Antoine Flahault, directeur de l'Institut de Santé Globale de la Faculté de Médecine de l'Université de Genève, a annoncé via Twitter qu'en France, avec une moyenne de 153 décès par jour, le coronavirus est devenu la première cause de mortalité quotidienne.

Le nouveau coronavirus arrive bien avant l'infarctus du myocarde, qui était jusque-là, la principale cause de mortalité, avec une moyenne de 90 décès par jour.

100 000 cas par jour?

Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, invité à l'antenne de RTL ce lundi matin, décrit «une situation très difficile, voire critique. Il y a probablement plus de 50 000 cas par jour. Le Conseil scientifique estime que l'on est plutôt autour de 100 000 cas par jour», explique-t-il. Le double donc.

«Entre les cas diagnostiqués, les cas qui ne se font pas diagnostiquer, les cas asymptomatiques, on est autour de ce chiffre. On a un virus qui circule de façon extrêmement rapide», ajoute-t-il.

Comme le rappelle RTL sur son site, Jean-François Delfraissy avait alerté sur la menace d'une deuxième vague dès le mois de juillet, mais il reconnaît «être surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis 15 jours. Cette deuxième vague sera sûrement plus forte que la première», prévient-il.

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