La menace de propagation d'Omicron est «très élevée»

sn, ats

29.11.2021 - 11:02

Le potentiel de propagation mondiale du nouveau variant «Omicron» est très élevé, selon l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS relève que celui-ci est «hautement divergent» avec de nombreuses mutations.

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29.11.2021 - 11:02

epa09610550 Travelers wearing personal protective equipment (PPE) wait for their turn at a flight ticket counter at Kuala Lumpur International Airport in Sepang, Malaysia, 29 November 2021. The Omicron variant of SARS-CoV-2, the virus that causes COVID-19, was first reported to the World Health Organisation (WHO) from South Africa on 24 November 2021. The WHO designated it as a variant of concern (VOC). Several countries around the wold are gradually reinstating tough border restrictions in a bid to stem the spread of the 'heavily mutated' variant. EPA/FAZRY ISMAIL
Des voyageurs portant des équipements de protection individuelle attendent leur tour au guichet d'un vol à l'aéroport international de Kuala Lumpur à Sepang, en Malaisie, le 29 novembre 2021. La variante Omicron du SRAS-CoV-2 a été signalée pour la première fois à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique du Sud le 24 novembre 2021. L'OMS l'a désignée comme une variante préoccupante.
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Dans un document technique daté de dimanche, l'organisation ajoute que certaines d'entre elles pourraient donner lieu à d'importantes propagations. Mais il reste «encore des incertitudes considérables», notamment sur la dangerosité et la protection des vaccins face à cet acteur.

Vendredi, les experts mandatés par l'OMS avaient décidé de considérer Omicron comme «préoccupant». Ce variant est devenu le cinquième à être classé avec cette importance.

Les tests PCR arrivent à détecter Omicron, sauf pour un type d'entre eux pour lequel un séquençage supplémentaire est requis. Une incertitude subsiste sur les autres tests. Autre problème, le variant est identifié dans des taux plus rapides que les précédentes composantes du virus.



Les laboratoires sont appelés à relayer ces analyses à des bases de données publiques. Chaque cas doit être mentionné à l'OMS au travers du Règlement sanitaire international.

«Plusieurs semaines» à attendre

Des investigations plus poussées doivent être menées lorsqu'elles sont possibles. Il faut désormais pouvoir établir quel effet ce variant Omicron aura sur la gravité de la pandémie, les dispositifs de surveillance, la réponse immunitaire ou encore la neutralisation par des anticorps.

Vendredi, un porte-parole de l'OMS avait laissé entendre qu'il faudrait «plusieurs semaines» avant de saisir exactement quelle est la dangerosité du variant Omicron. Comme toujours depuis le début de la pandémie, l'institution n'est pas favorable à des restrictions de voyages et demande aux Etats de s'appuyer sur les données scientifiques avant de prendre leurs décisions.

Des Etats européens, dont la Suisse, et l'UE ont lancé des interdictions de vol depuis plusieurs territoires et des quarantaines pour ceux arrivant de certains pays. De nombreuses mutations du virus ont été observées depuis le début de la pandémie. La plupart sont inoffensives et se propagent peu dans les différents pays.

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