L'ONU a pu documenter 54 victimes en Birmanie

ATS

4.3.2021 - 22:45

L'ONU appelle les dirigeants militaires birmans à arrêter de tuer et d'emprisonner les manifestants.
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L'ONU a pu documenter 54 victimes de la répression en Birmanie. Au moins 30 d'entre elles ont été tuées mercredi dans cinq villes, a affirmé jeudi à Genève le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Depuis début février, près de 1800 personnes ont été détenues.

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4.3.2021 - 22:45

Mais le nombre de victimes et d'arrestations est probablement «beaucoup plus élevé», selon le bureau de Michelle Bachelet, étant donné que plus de 530 manifestations ont été menées depuis le coup d'Etat. Des indications montrent que certains détenus ont déjà été condamnés à des peines de prison, d'une semaine à deux ans. D'autres attendent leur procès.

Plus de 60 personnes sont recherchées et se cachent. Comme d'autres acteurs onusiens, Mme Bachelet appelle à nouveau les forces de sécurité à mettre un terme à leur répression contre les manifestants pacifiques. «Les militaires birmans doivent arrêter de tuer et d'emprisonner» ces personnes, insiste-t-elle, se disant «horrifiée» par le recours aux armes létales et «consternée» par les assauts contre le personnel de santé.

Mercredi seulement, au moins 700 personnes ont été emprisonnées. Les forces de sécurité mènent des recherches d'opposants ou d'activistes. Beaucoup de familles n'ont aucune indication où leurs proches sont détenus. Cette situation est également observée pour la cheffe du gouvernement élu et renversé par la junte, Aung San Suu Kyi, même si celle-ci est en bonne santé, selon son avocat.

«Beaucoup d'arrestations et de détentions arbitraires menées depuis le 1er février pourraient constituer des disparitions forcées», affirme Mme Bachelet. Elle a à nouveau appelé à la libération de tous les détenus arbitraires.

La Haute commissaire est également inquiète de l'arrestation de 29 journalistes au total, dont huit sont accusés de crimes comme incitation à s'opposer au gouvernement ou participation à un rassemblement illégal. Elle appelle aussi tous les acteurs à soutenir les efforts internationaux pour poursuivre pour «violations graves des droits de l'homme» les dirigeants militaires.