Droits humains L'ONU dénonce des tueries de masse en Birmanie

sn, ats

15.3.2022 - 11:32

Plus de 1600 personnes ont été tuées depuis le coup d'Etat en Birmanie, selon l'ONU. Mardi à Genève, la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a ciblé des tueries de masse, s'ajoutant aux accusations de possibles crimes contre l'humanité.

La Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet estime elle aussi désormais que les actions de l'armée équivalent à des crimes contre l'humanité en Birmanie (archives).
La Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet estime elle aussi désormais que les actions de l'armée équivalent à des crimes contre l'humanité en Birmanie (archives).
ATS

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15.3.2022 - 11:32

Au total, plus de 12'500 personnes sont détenues, selon un rapport publié par le Haut-Commissariat. Près de 450'000 sont déplacées et près de 15 millions ont besoin d'une assistance humanitaire.

Le bureau de Mme Bachelet a entendu plus de 150 victimes, témoins ou avocats et a pu corroborer leurs indications mais celles-ci ne constituent probablement qu'une petite partie des violations observées, ajoute l'ONU.

Selon le rapport, l'armée a perpétré des actes équivalant à des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. D'autres acteurs onusiens avaient déjà dénoncé l'année dernière de telles exactions. Des soldats ont tué en juillet dernier 40 individus dans la région de Sagaing. Un nombre similaire de victimes a été observé en décembre dans une autre région.

Cible des bombardements

Plus largement, des civils ont été délibérément ciblés par les bombardements ou les armes lourdes des militaires. De nombreuses personnes ont été exécutées, brûlées, arrêtées ou détenues arbitrairement ou encore torturées, notamment par des violences sexuelles ou des conditions à l'isolement. Mme Bachelet a à nouveau appelé à une réponse internationale «résolue» pour empêcher des atrocités et oeuvrer pour que les responsables soient poursuivis.

De leur côté, plus de 540 personnes ont été tuées parce qu'elles étaient considérées comme proches de l'armée. Des opposants armés sont responsables de près de 100 de ces incidents, aussi selon l'ONU.

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