«Guerre froide»

La Chine s'estime «calomniée» par le discours de Blinken

ATS

27.5.2022 - 10:56

La Chine s'est estimée calomniée vendredi par le discours du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui a jugé que Pékin posait «le risque le plus sérieux de remise en cause de l'ordre international».

epa08561883 China's Foreign Ministry spokesperson Wang Wenbin speaks during a press conference in Beijing, China, 23 July 2020. The US Government ordered the closure of the Chinese consulate in Houston, Texas, by 24 July 2020 in an escalation of deteriorating relations between the US and China. EPA/WU HONG
«La Chine fait part de son fort mécontentement et de sa ferme opposition», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin. (archives)
KEYSTONE

ATS

27.5.2022 - 10:56

Le but de ce discours était «d'endiguer et de bloquer le développement de la Chine et de maintenir l'hégémonie et la puissance américaines», a estimé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin.

Dans un discours très attendu sur la Chine, le secrétaire d'Etat de Joe Biden a estimé jeudi que Washington était engagé dans une vigoureuse compétition avec Pékin dans le but de préserver l'ordre mondial, mais a démenti toute volonté d'entrer dans une nouvelle «guerre froide».

Ce discours a «répandu de fausses informations, exagéré la menace chinoise, il s'est ingéré dans les affaires intérieures de la Chine et a calomnié sa politique intérieure comme extérieure», a dénoncé M. Wang devant la presse. «La Chine fait part de son fort mécontentement et de sa ferme opposition», a-t-il ajouté.

Vieux débat

L'intervention de M. Blinken a remis la Chine au centre des préoccupations géopolitiques des Etats-Unis, après plusieurs mois monopolisés par la guerre en Ukraine.

«La Chine est le seul pays qui a à la fois l'intention de remodeler l'ordre international et de plus en plus les moyens de le faire sur les plans économique, diplomatique, militaire et technologique», a affirmé le secrétaire d'Etat américain.

«La vision de Pékin nous éloignerait des valeurs universelles qui ont soutenu beaucoup des progrès du monde dans les 75 dernières années», a-t-il ajouté.

ATS