Face à l'avancée russe

La Grèce évacue ses ressortissants face à l'avancée russe

ATS

2.3.2022 - 11:02

La Grèce a commencé mercredi à évacuer ses diplomates, journalistes et citoyens de la ville ukrainienne de Marioupol (Sud-Est). Cette décision intervient suite à l'avancée des troupes russes dans le pays, selon le ministère des Affaires étrangères.

Réfugiés ukrainiens marchant à côté de véhicules tentant de traverser la frontière entre l'Ukraine et la Moldavie.
Selon le ministère grec des Migrations, quelque 1500 personnes ont fui l'Ukraine pour venir en Grèce. (image d'illustration)
KEYSTONE/AP/Sergei Grits

ATS

2.3.2022 - 11:02

«Marioupol essuie aujourd'hui des tirs depuis le nord et le sud, c'est une ville assiégée», a déclaré le ministre adjoint aux Affaires européennes Miltiadis Varvitsiotis, sur la chaîne publique grecque ERT. Le voyage de quelque 1100 km sera «difficile, même en terme d'approvisionnement en essence», a-t-il dit. «Nous espérons que les autorités ukrainiennes feront preuve de compréhension», a-t-il ajouté.

Un convoi de voitures devrait se diriger vers l'ouest, en vertu d'une garantie de sécurité fournie par les Russes, et prendre sur la route d'autres ressortissants vivant notamment à Dnipro (centre) et Zaporijjia (Sud), a précisé une source au ministère. «La nuit dernière, 130 personnes ont exprimé le désir de partir, on ne sait pas encore combien viendront», a-t-elle ajouté.

Un groupe de 26 citoyens grecs et leurs familles ont quitté Odessa pour la Moldavie lundi et 50 autres ressortissants grecs et chypriotes ont quitté Kiev et Odessa avec leurs familles pour la Roumanie mardi.

Près de 1500 départs

Selon le ministère grec des Migrations, quelque 1500 personnes ont fui l'Ukraine pour venir en Grèce. Mais de nombreux membres de la communauté grecque en Ukraine, qui représente environ 100'000 personnes, ne veulent pas quitter leurs maisons.

L'impératrice russe «la Grande Catherine nous a fait partir de notre terre de Crimée. Nous avons déjà perdu notre terre natale, nous ne voulons pas en perdre une autre», a ainsi déclaré mercredi à la télévision publique grecque ERT Athina Hatzinova, une habitante de Marioupol, port stratégique situé sur la mer d'Azov. «Je reste avec ma mère. Elle a 83 ans, et nous n'avons pas de moyen de transport», a-t-elle ajouté.

Selon la Grèce, les frappes aériennes russes ont tué une dizaine de membres de la communauté grecque. La Russie dément, rejetant la responsabilité sur les forces ukrainiennes.

ATS