Macron et Merkel devraient faire cesser les «provocations» de Kiev 

ATS

16.4.2021 - 13:45

Le Kremlin a dit espérer vendredi que le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, qui doivent s'entretenir avec leur homologue urkrainien, feraient pression sur Volodymyr Zelensky pour faire cesser «les provocations» de Kiev dans l'est du pays.

French President Emmanuel Macron, left, welcomes Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy before a working lunch at the Elysee palace in Paris, Friday, April 16, 2021. Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy is holding talks with French President Emmanuel Macron and German Chancellor Angela Merkel amid growing tensions with Russia, which has deployed troops at the border with the country. (AP Photo/Lewis Joly)
Emmanuel Macron, acceuille le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy pour discuter des tensions avec la Russie.
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«Il serait très important pour nous que monsieur Macron et madame Merkel utilisent leur influence lors de cette visioconférence avec monsieur Zelensky pour lui expliquer la possibilité d'une cessation définitive de toutes provocations» sur le front, a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

«Bien sûr, cela (cet entretien) serait une bonne occasion de rappeler la nécessité d'appliquer les accords de Minsk», a-t-il poursuivi, en référence au texte de 2015 qui a permis de réduire drastiquement les combats dans cette zone.

Depuis plusieurs semaines, les heurts se sont multipliés toutefois entre Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass (est de l'Ukraine), tandis que des dizaines de milliers de soldats russes ont été déployés à proximité, laissant craindre une opération militaire d'ampleur.

Les Occidentaux ont mis en garde la Russie contre ces démonstrations de force et Volodymyr Zelensky doit rencontrer vendredi à Paris Emmanuel Macron. Angela Merkel participera, elle, à ces discussions par visioconférence.

Vendredi, le porte-parole du Kremlin a également affirmé qu'il y avait «de moins en moins» de signalements de violations du cessez-le-feu sur le front ukrainien, mais que ce n'était pas «une raison pour être complètement rassuré».

ATS