Le nombre de victimes a augmenté de 21% en 2020

st, ats

10.11.2021 - 10:52

Le nombre de victimes de mines antipersonnel, de restes explosifs de guerre et de mines improvisées a augmenté de 21% en 2020 dans le monde. De 5853 un an auparavant, il a atteint 7073, indique mercredi un rapport de l'Observatoire des mines.

st, ats

10.11.2021 - 10:52

Une banderole est affichée près de la Broken Chair lors d'une manifestation de Handicap International contre la décision du président américain Trump concernant les mines antipersonnel, sur la Place des Nations devant le siège européen des Nations Unies à Genève, Suisse, le jeudi 13 février 2020 Handicap International manifeste après que l'administration Trump a annoncé le 31 janvier qu'elle assouplit les restrictions sur l'emploi des mines antipersonnel.
Une banderole est affichée près de la Broken Chair lors d'une manifestation de Handicap International contre la décision du président américain Trump concernant les mines antipersonnel, sur la Place des Nations devant le siège européen des Nations Unies à Genève, Suisse, le jeudi 13 février 2020. (archives)
KEYSTONE

En 2020, les mines ont fait 19 victimes par jour et 80% des personnes tuées étaient des civils, dont 1872 enfants, affirme le rapport, relayé par Handicap International Suisse. Pour la sixième année de suite, le nombre de victimes a été particulièrement élevé. Les victimes n'ayant pas pu être comptabilisées dans de nombreux Etats et régions, leur nombre réel est probablement beaucoup plus élevé, ajoute l'organisation.

L'Observatoire confirme de nouvelles utilisations de mines antipersonnel par les forces gouvernementales en Birmanie entre juin 2020 et octobre 2021. Durant cette même période, des groupes armés non étatiques ont également utilisé ces engins dans au moins six pays: en Afghanistan, en Colombie, en Inde, en Birmanie, au Nigeria et au Pakistan.

Syrie et Afghanistan fortement touchés

Le rapport évoque également des allégations pas encore confirmées, selon lesquelles des mines auraient été utilisées par des groupes armés non étatiques au Cameroun, en Egypte, au Niger, aux Philippines, en Thaïlande, en Tunisie et au Venezuela. C'est en Syrie (2729) et en Afghanistan (1474) que sont rapportés le plus de cas liés à ces armes.

«Le déminage – qui est une obligation du Traité d'Ottawa – est un moyen d'empêcher les groupes armés non étatiques d'avoir accès aux armes et aux munitions, car de nombreuses mines improvisées sont fabriquées à partir d'explosifs éliminés ou de restes d'explosifs», relève Daniel Suda-Lang, Directeur d'Handicap International Suisse.

Le rapport 2021 de l'Observatoire des mines mesure l'impact du traité d'Ottawa, qui interdit l'utilisation, la production, le transfert et le stockage de mines antipersonnel, pour l'année 2020. Il relaie également des informations allant jusqu'à octobre 2021 lorsque cela est possible.

La conférence annuelle du Traité d'interdiction des mines se tiendra du 15 au 19 novembre prochain à La Haye. Handicap International, qui a reçu le prix Nobel de la paix avec d'autres organisations pour sa lutte contre les mines, appelle les Etats à mettre fin à l'utilisation de ces armes «barbares».

st, ats