Expulsion probableUne Trumpiste radicale est dans le viseur des députés
ATS
4.2.2021 - 09:31
Les députés américains se prononceront jeudi sur l'expulsion d'une élue pro-Trump très controversée de plusieurs commissions de la Chambre des représentants, selon un responsable démocrate.
Le numéro 2 des démocrates à la chambre basse, Steny Hoyer, a indiqué mercredi s'être entretenu avec le chef des républicains Kevin McCarthy au sujet de la députée Marjorie Taylor Greene.
L'élue de l'Etat de Géorgie est sous le feu de nombreuses critiques et d'appels à la démission pour son soutien à des thèses complotistes, ses déclarations passées contre une victime de la tuerie du lycée de Parkland, et des commentaires semblant appeler à l'exécution de démocrates.
MM. Hoyer et McCarthy n'étant pas parvenus à un accord sur le sort de Mme Taylor Greene, qui doit siéger à la commission de l'Education de la Chambre et à celle du Budget, un vote doit avoir lieu jeudi. «Il est clair qu'il n'y a pas d'alternative à un vote à la Chambre sur la résolution visant à expulser Mme Taylor Greene des commissions auxquelles elle a été nommée», a affirmé Steny Hoyer dans un communiqué.
La commission des Règles de la Chambre des Représentants s'est réunie mercredi afin de préparer une motion pour un vote en séance plénière. Les élus, majoritairement démocrates, voteront sur cette motion jeudi, a affirmé M. Hoyer.
Kevin McCarthy a de son côté soutenu que ce vote ne servait qu'à «détourner l'attention», ajoutant que les démocrates menaient «un coup de force partisan concernant les affectations aux commissions (des membres) de l'autre parti».
«Un cancer pour le parti»
Avant d'être élue, Marjorie Taylor Greene avait «aimé» sur Facebook un commentaire affirmant qu'une «balle dans la tête» de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, serait la façon la plus rapide pour qu'elle n'occupe plus ses fonctions, d'après la chaîne CNN.
Elle avait aussi écrit que plusieurs fusillades dans des écoles avaient été mises en scène dans le but de durcir l'encadrement des armes à feu.
Pendant sa campagne, la républicaine s'était revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon, un mouvement d'extrême droite défendant l'idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre une secte mondiale composée de pédophiles satanistes.
Le fait qu'elle prône des «mensonges absurdes» et adhère à des «théories du complot» est «un cancer pour le parti républicain», a réagi lundi le sénateur Mitch McConnell, chef des républicains au Sénat.