Les deux pays renouent un dialogue suspendu depuis plus de dix ans

ATS

7.5.2021 - 21:31

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7.5.2021 - 21:31

Le Chili et la Bolivie ont renoué le dialogue suspendu en 2010, s'accordant sur une feuille de route qui n'inclut pas leur conflit frontalier centenaire, a annoncé vendredi le ministre chilien des Affaires étrangères. Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis 1978.

Colombian residents in Chile light candles during a vigil against the violence happening in Colombia during protests against tax reform, in Santiago, Chile, May 05, 2021. The protests began after ColombiaâÄ™s government proposed a tax plan aimed at raising $6.7 billion, but even after President Ivan Duque withdrew it on Sunday the protests have continued. (AP Photo/Esteban Felix)
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KEYSTONE

«Afin de normaliser les relations bilatérales entre la Bolivie et le Chili, des délégations de l'État plurinational de Bolivie et de la République du Chili se sont réunies à La Paz le 30 avril», a déclaré le ministre, Andrés Allamand, au cours d'une conférence de presse à Santiago. Il a précisé que ce nouveau dialogue ne signifiait pas la reprise des relations diplomatiques.

Selon lui, les deux parties ont convenu d'avancer sur une feuille de route qui n'inclut pas la demande bolivienne d'un accès souverain au Pacifique, au coeur du différend qui maintient les deux pays sans relations depuis 1978.

La Bolivie possédait autrefois 400 kilomètres de littoral le long du désert d'Atacama. Le Chili a toujours défendu que la frontière actuelle est fondée sur un traité de paix signé avec la Bolivie en 1904 au lendemain de la guerre du Pacifique (1879-1883).

Définitivement résolu

Après plus d'un siècle de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a déposé une plainte auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) en 2013, affirmant que le Chili s'était toujours engagé envers La Paz à mettre fin à l'enclavement du pays le plus pauvre d'Amérique du sud.

Mais la plus haute juridiction de l'ONU a donné raison au Chili en 2018, arguant dans son arrêt que Santiago ne pouvait pas être tenu de négocier avec son voisin bolivien enclavé. Pendant les réunions à La Paz, «la délégation chilienne a répété à son homologue que, pour le Chili, l'aspiration maritime bolivienne était une question définitivement résolue», a souligné M. Allamand.

ATS