Marine Le Pen plaide pour un «rééquilibrage» des territoires

ATS

25.11.2021 - 10:02

Marine Le Pen a plaidé jeudi lors d'une visite à Vesoul pour un «rééquilibrage territorial». La candidate RN à la présidentielle a jugé que les «territoires» avaient été «complètement abandonnés» durant le quinquennat d'Emmanuel Macron.

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25.11.2021 - 10:02

epa09584121 Marine Le Pen, far-right Rassemblement National party (RN) leader and candidate for the 2022 French presidential election speaks with journalists as she unveils her campaign headquarters during a press visit in Paris, France, 15 November 2021. EPA/Christophe Petit Tesson
«Il est incontestable que les territoires ont été complètement abandonnés par un pouvoir qui est très méprisant, qui n'a d'yeux doux que pour la mondialisation» et «les grandes métropoles», a notamment déclaré Marine Le Pen. (archives)
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«Je veux être la candidate de la lutte contre les fractures françaises (...) et notamment la fracture territoriale», a lancé Mme Le Pen au micro de France Bleu Besançon, avant de se rendre à une foire à Vesoul.

«Il est incontestable que les territoires ont été complètement abandonnés par un pouvoir qui est très méprisant, qui n'a d'yeux doux que pour la mondialisation» et «les grandes métropoles», a-t-elle poursuivi.

La Haute-Saône, département rural, «est emblématique de cette France que les études placent, avec résignation d'ailleurs, dans la diagonale du vide», a déploré Mme Le Pen.

«Ce sont des départements français en voie de dépeuplement, de paupérisation», a-t-elle poursuivi, regrettant que l'on «continue de se concentrer sur des grandes métropoles» et «les quartiers difficiles». «Ce que je veux, c'est un rééquilibrage territorial», a-t-elle dit, estimant qu'il faut «donner des objectifs économiques à ces territoires».

Salariés italiens en renfort

Interrogée sur la décision de l'usine Stellantis (ex-PSA) de Vesoul, qui a récemment fait appel en renfort à 200 travailleurs italiens du groupe, la candidate RN l'a jugée «extrêmement choquant(e)».

«C'est ce qu'encouragent nos dirigeants depuis des années, à savoir soit les délocalisations, soit les délocalisations sur place», a-t-elle estimé, alors que Stellantis, affecté par la pénurie de semi-conducteurs, a vu sa production de véhicules lourdement chuter au 3e trimestre. Une baisse d'activité qui touche notamment les usines italiennes du groupe.

«Les délocalisations sur place, c'est ce qu'il s'est passé (à Stellantis Vesoul). On licencie les intérimaires pour pouvoir embaucher des salariés italiens», a renchéri Mme Le Pen.

«Il faut que ce soit prioritairement les Français qui en bénéficient plutôt que de faire appel à de la main-d'oeuvre étrangère» dont «on sait très bien qu'on la fait venir parce qu'elle accepte de travailler à des coûts inférieurs», a ajouté la candidate RN.

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