Reprise des négociations à Vienne fin novembre

ATS

3.11.2021 - 21:53

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3.11.2021 - 21:53

Les négociations pour sauver l'accord sur le programme nucléaire iranien reprendront le 29 novembre à Vienne, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

epa09550544 Natalia Gavrilita, Prime Minister of the Republic of Moldova and high representative for the Foreign Affairs of the European Union Josep Borrell give a joint press conference at the end of a EU-Moldova Association Council at the European Council in Brussels, Belgium, 28 October 2021. EPA/STEPHANIE LECOCQ
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell
KEYSTONE

«La réunion de la commission conjointe se réunira sous une forme physique le 29 novembre à Vienne. Elle sera présidée, au nom du haut représentant de l'UE, Josep Borrell, par le secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure, Enrique Mora. Des représentants de la Chine, de la France, de l'Allemagne, de la Russie, du Royaume-Uni et de l'Iran y participeront», a-t-il précisé.

Les discussions porteront «sur la perspective d'un éventuel retour des États-Unis dans le JCPOA (l'accord sur le nucléaire iranien) et sur la manière d'assurer la mise en oeuvre complète et effective de l'accord par toutes les parties», a expliqué Josep Borrell.

«Dans un entretien téléphonique avec Enrique Mora, nous avons convenu d'entamer les négociations visant à lever les sanctions illégales et inhumaines (contre l'Iran) le 29 novembre à Vienne», a pour sa part déclaré sur Twitter le vice-ministre iranien chargé du nucléaire Ali Baghéri.

Compromis possible «rapidement»

Un compromis pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien est possible «rapidement» après la reprise des négociations prévue pour le 29 novembre à Vienne, à condition que l'Iran soit «sérieux» dans ses intentions, a quant à elle estimé mercredi la diplomatie américaine.

L'Iran s'était dit prêt fin octobre à reprendre les négociations à Vienne à l'issue d'une rencontre à Bruxelles entre le vice-ministre iranien chargé du dossier, Ali Baghéri, et le négociateur européen Enrique Mora.

Les grandes puissances qui ont conclu en 2015 avec la République islamique un accord historique censé l'empêcher de se doter de la bombe atomique réclamaient avec de plus en plus d'insistance que les Iraniens fixent une date pour leur retour à la table des négociations.

Les Américains ont unilatéralement quitté l'accord en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui le jugeait insuffisant et a rétabli toutes les sanctions contre l'Iran qu'il avait permis de lever. En retour, Téhéran s'est progressivement affranchi des restrictions imposées à son programme nucléaire.

ATS