RSF dénonce l'agression d'un journaliste brésilien basé à Genève

st, ats

10.11.2021 - 11:47

Un journaliste brésilien basé à Genève, ainsi que d'autres confrères, auraient été agressés par les gardes du corps du président brésilien Jair Bolsonaro, rapporte la section suisse de Reporters sans frontières (RSF). Les faits se seraient déroulés à Rome le 31 octobre dernier, en marge du G20.

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10.11.2021 - 11:47

Brazilian President Jair Bolsonaro waves to people gather, after attending a commemoration for Brazilian soldiers fallen during WWII, in Pistoia, Tuesday, Nov. 2, 2021. (AP Photo/Andrew Medichini)
Alors que le président brésilien se déplaçait dans les rues de Rome, avec ses gardes du corps et une cinquantaine de partisans, plusieurs des journalistes qui les accompagnaient ont été pris verbalement et physiquement à partie, critique RSF dans un communiqué. (archives)
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Alors que le président brésilien se déplaçait dans les rues de Rome, avec ses gardes du corps et une cinquantaine de partisans, plusieurs des journalistes qui les accompagnaient ont été pris verbalement et physiquement à partie, critique RSF dans un communiqué.

Le journaliste basé à Genève, correspondant en Europe pour Universo Online et travaillant également pour le média en ligne The Geneva Observer, aurait été violemment repoussé par l'un des gardes du corps, qui venait d'agresser un autre journaliste en le plaquant contre une voiture, selon RSF. Il s'en serait pris à lui après avoir vu qu'il était filmé, lançant alors son téléphone mobile à terre après s'en être emparé.

Avant l'altercation, plusieurs journalistes présents avaient cherché à questionner Jair Bolsonaro, en lui demandant notamment pourquoi il n'avait pas assisté aux réunions du G20 le matin et pourquoi il ne se rendrait pas à la COP26. «À chaque fois, le président a refusé de répondre, utilisant des termes agressifs et dépréciateurs à l’égard des journalistes», critique RSF.

D'autres journalistes encore ont été violemment repoussés, note le communiqué. Les faits ont été dénoncés auprès de la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d'expression.

Le Brésil occupe la 111e place sur 180 pays du classement mondial de la liberté de la presse publié chaque année par RSF.

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