Il est en colère

Tedros veut un moratoire sur les 3e doses jusqu'à fin décembre

sn, ats

8.9.2021 - 17:06

Le directeur général de l'OMS est en colère avec les pays riches qui souhaitent administrer une troisième dose de vaccin contre le coronavirus à leur population. Mercredi à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé à un moratoire jusqu'à fin décembre.

Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus demande aux Etats de renoncer aux troisièmes doses tant qu'un accès équitable aux vaccins n'est pas garanti dans les différents pays (archives).
ATS

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8.9.2021 - 17:06

«Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons des vaccins», a-t-il affirmé à la presse. Moins de 15% du milliard de doses promises par les pays du G7 ont été distribuées. M. Tedros dénonce les «excuses» des entreprises pharmaceutiques et des gouvernements qui ont empêché d'accélérer l'immunisation des populations des pays pauvres.

Après avoir demandé un moratoire sur les troisièmes doses jusqu'à fin septembre, il étend désormais cet appel jusqu'à fin décembre, en dehors des personnes immuno-compromises. La situation n'a pas vraiment changé, a-t-il aussi déploré, alors que seule une partie peu élevée des habitants des pays pauvres a été immunisée.

M. Tedros a participé le week-end dernier à la réunion des ministres de la santé du G20, à laquelle le conseiller fédéral Alain Berset était aussi présent. Il a multiplié les bilatérales à cette occasion.

La déclaration finale et ces discussions «réaffirment» l'engagement de ces Etats à s'aligner sur l'objectif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de vacciner 40% de la population de tous les pays d'ici fin décembre.

«Cette fois-ci», M. Tedros espère qu'"il y aura des actions». Il est encore «consterné» par les déclarations faites mardi à Genève par le directeur de la faîtière internationale des entreprises pharmaceutiques (IFPMA), le Bâlois Thomas Cuéni. Celui-ci avait affirmé que les pays du G7 avaient désormais suffisamment de doses pour les partager avec les pays pauvres.

Ces Etats «avaient depuis longtemps les capacités» de le faire s'ils avaient démarré leurs dons après avoir immunisé leurs groupes les plus exposés et les plus vulnérables, affirme M. Tedros.

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