«Pas de raccourci»

Scholz n'est pas chaud pour une adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE

ATS

19.5.2022 - 11:26

Le chancelier allemand Olaf Scholz a affirmé jeudi qu'il n'était pas favorable à l'octroi à l'Ukraine d'un «raccourci» en vue d'une adhésion à l'Union européenne (UE) qui, selon lui, n'est «pas une affaire de quelques mois ou quelque années».

19.05.2022, Berlin: Olaf Scholz (SPD) nimmt an der Sitzung des Bundestags mit der Regierungserklärung des Bundeskanzlers zum bevorstehenden EU-Gipfel teil. Foto: Kay Nietfeld/dpa +++ dpa-Bildfunk +++ (KEYSTONE/DPA/Kay Nietfeld)
«Nous voulons actuellement nous concentrer sur le soutien rapide et pragmatique à l'Ukraine», a déclaré Olaf Scholz.
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ATS

19.5.2022 - 11:26

«Le fait qu'il n'y ait pas de raccourci sur la voie de l'adhésion à l'UE (de l'Ukraine) est un impératif d'équité envers les six pays des Balkans occidentaux» qui souhaitent de longue date rejoindre le bloc européen, a-t-il souligné lors d'un discours devant les députés du Bundestag.

Le président français «Emmanuel Macron a raison de souligner que le processus d'adhésion n'est pas une affaire de quelques mois ou de quelques années», a-t-il ajouté.

«C'est pourquoi nous voulons actuellement nous concentrer sur le soutien rapide et pragmatique à l'Ukraine» soumise à l'offensive russe depuis le 24 février, a-t-il répété avant le sommet UE-Balkans occidentaux lundi à Bruxelles.

Processus bloqué

L'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie ont récemment demandé le statut de candidat tandis que six pays des Balkans occidentaux --Serbie, Kosovo, Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro et Bosnie-- aspirent à intégrer l'UE mais le processus d'élargissement est bloqué depuis des années.

Ces six pays «entreprennent des réformes intensives depuis des années», a jugé le chef du gouvernement. «Le respect de nos engagements envers eux n'est pas seulement une question de crédibilité», a-t-il fait valoir.

Le dirigeant allemand a insisté sur le fait qu'un élargissement était «dans notre intérêt stratégique» face aux aspirations de la Russie qui exerce déjà une grande influence sur certains pays de la région. «Il s'agit aussi de notre propre sécurité qui ne peut exister sans des Balkans occidentaux européens et stables», selon lui.

Le mois dernier, le chancelier avait affirmé vouloir raviver le processus d'adhésion de ces six candidats en contribuant à faire avancer ce dossier «avec toute la force dont il dispose».

«Communauté géopolitique européenne»

À Bruxelles, le président du Conseil Européen, Charles Michel, a défendu mercredi la création d'une «communauté géopolitique européenne» pour préparer les pays candidats à l'intégration.

Le Belge a ainsi repris sous une nouvelle dénomination la proposition de «communauté politique européenne» défendue par le président français Emmanuel Macron début mai devant le Parlement européen à Strasbourg.

Le dirigeant français a proposé la création de ce nouvel ensemble «de coopération politique, de sécurité, de coopération».

Le chancelier, qui n'a pas évoqué cette proposition devant les députés, l'avait jugée «très intéressante» lors d'une rencontre avec Emmanuel Macron.

ATS