De plus en plus isolé

Un complot contre Poutine se prépare-t-il?

La Rédaction de blue News

25.5.2022

Les discussions des hauts responsables de l'Etat russe tourneraient autour du prochain «remplacement» de Vladimir Poutine, selon le Daily Mail. D'après des sources de moins en moins discrètes, le président russe n'aurait plus beaucoup d'alliés au Kremlin.

Russian President Vladimir Putin attends a meeting of the leaders of the Collective Security Treaty Organization (CSTO) at the Kremlin in Moscow, Russia, Monday, May 16, 2022. (Alexander Nemenov/Pool Photo via AP)
Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, le président russe se serait mis tout le monde à dos. (archives)
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La Rédaction de blue News

25.5.2022

Alors que la guerre en Ukraine est entrée dans son quatrième mois, «il n'y a presque personne qui soit satisfait de Poutine» parmi les grands pontes russes, affirme le Daily Mail, reprenant des révélations faites dans le média russo-letton Meduza. 

Souhaitant mener les opérations en Ukraine lui-même, Vladimir Poutine se serait même mis à dos ses propres services de sécurité, pourtant favorables à la guerre, ajoute le média britannique. 

En outre, le chef de la principale direction du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, Kyrylo Budanov a déclaré au journal Ukrainskaya Pravda que «Poutine se coupait de tout contact étroit avec ses subordonnés pour éviter toute tentative d'assassinat». 

Budanov a même affirmé qu'une telle tentative avait eu lieu «environ un mois après le début de la guerre», mais qu'aucune communication n'a filtré à ce propos.

Citée par Meduza, une source proche du Kremlin confie: «Les hommes d'affaires et de nombreux membres du gouvernement sont mécontents que le président ait commencé la guerre sans penser à l'ampleur des sanctions - il est impossible de vivre avec de telles sanctions».

Face à l'humiliation causée par l'opération militaire en Ukraine et au désastre économique, «les réflexions se tournent vers l'intérieur du Kremlin quant à la manière de remplacer l'homme au pouvoir», relate le Daily Mail.

La grogne monte

De plus en plus de voix s'élèvent face à une situation qui s'enlise et à ses conséquences.

Lundi, le diplomate russe auprès de l'ONU à Genève, Boris Bondarev, a démissionné pour manifester son opposition à la guerre. «Durant les 20 ans de ma carrière diplomatique j'ai vu différents tournants dans notre politique étrangère mais jamais je n'ai eu autant honte de mon pays que le 24 février de cette année» quand la Russie a envahi l'Ukraine, a-t-il notamment déclaré.

La source proche du gouvernement russe s'exprimant dans le media Meduza ajoute: «Les problèmes sont déjà visibles et d'ici le milieu de l'été, ils viendront de différentes directions : transport, médecine, voire agriculture. Personne n'a simplement pensé à une telle ampleur».

Le haut diplomate russe Andreï Roudenko, un ministre adjoint des Affaires étrangères, a en outre exigé ce mercredi la levée des sanctions visant Moscou. Pour lui, c'est une condition pour éviter une crise alimentaire mondiale du fait du blocage des exportations de céréales ukrainiennes depuis le début de l'offensive du Kremlin.