Pour les ados allemands souffrant de pathologies

ATS

10.6.2021 - 18:44

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10.6.2021 - 18:44

La commission vaccinale allemande (Stiko) a recommandé jeudi de limiter la vaccination contre le Covid-19 des jeunes de 12 à 17 ans à ceux souffrant déjà de pathologies et pouvant ainsi développer des formes graves du nouveau coronavirus. Les experts allemands se positionnent ainsi dans un débat qui agite le pays depuis plusieurs semaines.

ARCHIVBILD ZUR MELDUNG, DASS DER IMPFSTOFF VON PFIZER/BIONTECH FUER JUGENDLICHE ZWISCHEN 12 UND 15 JAHREN ZUGELASSEN WURDE, AM FREITAG, 4. JUNI 2021 - Des fioles du vaccin Pfizer-BioNTech et une seringue sont photographiees, lors du dernier jour de vaccination dans les EMS du Canton de Vaud pendant la pandemie de Coronavirus Covid-19, ce jeudi, 18 mars 2021 a Nyon. (KEYSTONE/Martial Trezzini)
Les experts allemands se positionnent ainsi dans un débat qui agite le pays depuis plusieurs semaines.
KEYSTONE

Avant cette recommandation, le gouvernement d'Angela Merkel avait annoncé l'ouverture de la vaccination, à partir du 7 juin, à tous les adolescents avec l'objectif que des doses soient proposées à tous avant la rentrée scolaire.

Cette décision avait suscité des réserves de médecins jugeant les études cliniques menées auprès de cette population encore relativement restreintes. D'autres spécialistes avaient jugé préférable de continuer à vacciner en priorité tous les adultes compte-tenu du nombre encore limité de doses disponibles

Le Stiko recommande dans un communiqué des injections de vaccins à ARN messager aux «enfants et adolescents présentant des pathologies préexistantes, en raison d'un risque supposé accru d'évolution sévère de la maladie Covid-19».

La vaccination des 12-17 ans sans pathologie «n'est pas recommandée à ce stade, mais est possible après information médicale et si la personne le désire et accepte le risque», précise la commission.

Manque de données

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé le 28 mai l'utilisation du vaccin anti-Covid Pfizer/BioNTech pour les 12-15 ans, qui était alors devenu le premier vaccin à être autorisé pour les adolescents au sein des 27 pays de l'Union européenne.

Le président du Stiko, Thomas Mertens, avait expliqué le 4 juin que la vaccination généralisée des jeunes ne serait pas préconisée, faute de données sur d'éventuels effets secondaires et en raison du faible nombre de formes graves du Covid-19 développées par les jeunes.

Pfizer et BioNTech avaient basé leur demande d'approbation sur les données d'une étude clinique de Phase 3, publiées fin mars, montrant «une efficacité de 100%» du vaccin dans cette tranche d'âge, lequel a également été «bien toléré en général».

Le vaccin est déjà largement utilisé pour cette tranche d'âge aux Etats-Unis et au Canada.