Vidéos de Bolsonaro supprimées

ATS

31.3.2020 - 05:01

Le président brésilien Jair Bolsonaro se montre très sceptique sur la gravité du Covid-19 qu'il considère comme une «petite grippe»(archives).
Source: KEYSTONE/AP/Andre Borges

Facebook et Instagram ont supprimé lundi à leur tour, après Twitter, des vidéos du président brésilien Jair Bolsonaro. Les deux plateformes estiment qu'elles envoyaient le mauvais message sur l'épidémie de coronavirus.

«Nous retirons des contenus sur Facebook et Instagram qui enfreignent nos conditions d'utilisation, lesquelles n'autorisent pas la désinformation pouvant causer des torts physiques aux personnes», a indiqué Facebook dans un communiqué envoyé aux médias.

Twitter avait invoqué la veille, face aux mêmes vidéos, «le renforcement de ses règles pour prendre en compte les contenus qui vont éventuellement à l'encontre des consignes de santé publique émanant de sources officielles et qui pourraient augmenter le risque de transmission du Covid-19».

Les vidéos concernées montraient le chef de l'Etat prenant des bains de foule dimanche à Brasilia, en contradiction flagrante avec les consignes officielles au Brésil.

Une «petite grippe»

Samedi, son ministre de la Santé Luiz Henrique Mandetta avait souligné l'importance de se tenir éloignés les uns des autres pour éviter la propagation de la maladie. Ce ministre l'a répété lundi. «En ce moment, nous devons maintenir le degré le plus élevé de distanciation sociale, pour que nous puissions (...) donner du temps afin que le système [de santé] se renforce», a-t-il affirmé.

Le Brésil recense 4579 cas de la maladie, pour 159 morts. Son président d'extrême droite s'est cependant montré très sceptique sur la gravité de ce qu'il considère comme une «petite grippe».

«Les autorités de certains Etats et municipalités doivent renoncer au concept de la terre brûlée: l'interdiction des transports, la fermeture des commerces et le confinement massif», disait-il le 25 mars.

Les principales personnalités de la gauche ont publié lundi un manifeste demandant sa démission. «Bolsonaro est plus qu'un problème politique, il est devenu un problème de santé publique», écrivaient-ils.

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