L'UDC veut en finir avec les «mesures arbitraires» liées au Covid

beke, ats

23.10.2021 - 15:11

Le président de l'UDC Suisse Marco Chiesa a fustigé "l'arbitraire" du Conseil fédéral dans sa gestion du Covid-19.
ATS

L'UDC Suisse exige du Conseil fédéral un plan de sortie de la crise sanitaire et une discussion «franche» sur la politique énergétique. Réunis samedi à Montricher (VD), les délégués du parti ont aussi adopté une résolution ciblant les villes roses-vertes.

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23.10.2021 - 15:11

«Le Conseil fédéral doit présenter une stratégie concrète pour une sortie progressive de la crise» liée au Covid 19, a exhorté le président du parti Marco Chiesa dans la tente ouverte où se tenait l'assemblée, pour éviter toute restriction sanitaire. Le parti n'est ni opposé à la vaccination, ni au pass sanitaire pour les voyages ou les grands événements, a-t-il dit. «Hélas, la majorité du Conseil fédéral a transformé ce certificat en un outil de discrimination.»

«Les concepts d'hygiène fonctionnent. Les secteurs de la restauration, du sport et de la culture l'ont prouvé depuis des mois», a mis en avant le Tessinois. «Nous devons en finir avec cette division de la société entre «bons vaccinés» et «mauvais non vaccinés». Nous devons en finir avec les mesures arbitraires et mettre un terme au régime des pleins pouvoirs du Conseil fédéral afin de retrouver la normalité démocratique qui est la nôtre.»

Stratégie énergétique attaquée

Dans son allocution, Marco Chiesa a aussi attaqué la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération. «Il ne s'agit pas d'une stratégie, mais d'une navigation à l'aveugle sur fond de dogmatisme écologiste», a-t-il déclaré. «La Suisse sera exposée, dans un futur proche, à des pénuries d'électricité en raison de la politique menée par les roses-verts», a-t-il ajouté sous les applaudissements des 215 délégués présents.

Estimant que cette situation menaçait l'économie suisse, Marco Chiesa a réclamé une discussion «franche» sur la politique énergétique. Il s'en est pris aux «ayatollahs de l'écologie qui exigent la fermeture des centrales nucléaires», une énergie «propre assurant un approvisionnement fiable et en suffisance».

Quant à un accord sur l'électricité avec l'Union européenne (UE), ce n'est pas une solution, selon lui. «L'UE fait face à ses propres problèmes en terme d'approvisionnement.»

Le président de la Confédération Guy Parmelin, qui s'est exprimé un peu après le président du parti, a également insisté sur le «défi» de l'approvisionnement énergétique. «La situation pourrait être critique dans quelques années déjà, ce qui appelle de notre part une réaction stratégique rapide», a prévenu le conseiller fédéral UDC.

Le Vaudois a appelé à «amorcer le virage d'une indépendance accrue». Comment? Dans un premier temps, en optimisant le réseau, la consommation et la production, selon lui.

«Mépris» des «socialistes caviar»

Les délégués ont ensuite adopté une résolution «face à la politique parasite des villes de gauche rose-verte», dont les stratèges du parti font leur cible depuis cet été. Le texte a été adopté par 160 voix contre 17 et 1 abstention.

«Au coeur des villes gouvernées par la gauche rose-verte règne une forme d'arrogance et de condescendance envers tous ceux qui pensent différemment», dénonce la résolution. «Ces noyaux urbains sont les nids des socialistes caviar qui, avec mépris, veulent dicter le mode de vie et de penser aux populations rurales et des agglomérations.»

L'UDC estime que «les villes à gouvernance de gauche rose-verte profitent massivement des contributions financières de la population rurale, des agglomérations et des entreprises par différends biais. Parallèlement, leur politique se radicalise toujours plus, restreignant grandement les libertés individuelles et déresponsabilisant davantage les citoyens.»

Le parti souhaite «mettre un terme à cette situation». La résolution liste une série de demandes. Elle veut par exemple que les «coûts réels et les montants d'impôts entre les citadins et les populations rurales» soient «clarifiés», que la répartition des sièges au Conseil national soit basée sur le nombre de citoyens suisses et non sur la population résidente permanente, ou encore que les centres urbains soient gérés comme des «régions indépendantes».

Triple non le 28 novembre

Enfin, les délégués ont adopté leurs mots d'ordre pour les votations fédérales du 28 novembre. Les initiatives populaires «Pour des soins infirmiers forts» et «Désignation des juges fédéraux par tirage au sort» ont été largement refusées. L'UDC avait déjà rejeté en août la loi Covid-19, troisième objet qui sera soumis au peuple en novembre.

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