Etude lancée sur les biais discriminatoires des appareils médicaux

ATS

21.11.2021 - 06:32

Des recherches montrent que les oxymètres de pouls, des machines qui permettent de mesurer le niveau d'oxygène dans le sang, fonctionnent moins bien sur les personnes à la peau foncée (archives).
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Le Royaume-Uni a lancé une étude indépendante afin d'identifier d'éventuels biais discriminatoires dans le fonctionnement des appareils médicaux. La crise du coronavirus a mis en lumière des machines fonctionnant moins bien sur les personnes à la peau foncée.

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21.11.2021 - 06:32

Le ministre britannique de la santé, Sajid Javid, a déclaré dimanche qu'il travaillerait en collaboration avec son homologue aux États-Unis, Xavier Becerra, ainsi que d'autres pays partageant la même inquiétude «afin que nous puissions comprendre ce qui se cache derrière ces précieuses technologies».

Dans un article paru dans le Sunday Times, M. Javid a mentionné des recherches indiquant que les oxymètres de pouls, des machines qui permettent de mesurer le niveau d'oxygène dans le sang, notamment utilisées pendant la pandémie, fonctionnent moins bien sur les personnes à la peau foncée.

«L'un des principes fondateurs de notre système de santé publique est l'égalité et l'éventualité qu'un biais, même involontaire, puisse affecter la qualité des soins est totalement inacceptable», a-t-il écrit.

Etude indépendante

«Il est urgent que nous étudiions davantage le biais de ces appareils et leur impact sur le terrain. J'ai donc commandé une étude indépendante, visant à déterminer si un biais systématique existe dans les appareils actuels et si c'est le cas, comment nous pouvons y remédier», a-t-il ajouté.

Sajid Javid, fils d'immigrés pakistanais et première personne issue d'une minorité ethnique à prendre la tête du ministère britannique de la santé, a assuré qu'il évaluerait l'ensemble des appareils médicaux, ainsi que d'autres potentiels biais discriminatoires, notamment liés au genre.

Lors du pic d'une vague de Covid-19 l'hiver dernier, les personnes issues de minorités ethniques avaient représenté 28% des admissions en soins intensifs en Angleterre, soit le double de leur part dans la population britannique.

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