-263 degrés

La glace la plus froide jamais mesurée dans un nuage moléculaire

uc, ats

23.1.2023 - 17:15

Une équipe internationale avec participation suisse a détecté grâce au télescope spatial James Webb la glace la plus froide jamais mesurée dans un nuage moléculaire. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Astronomy.

Les scientifiques ont mesuré à l'aide du télescope spatial James Webb les molécules présentes dans la région centrale de la nébuleuse interstellaire "Caméléon I".
Les scientifiques ont mesuré à l'aide du télescope spatial James Webb les molécules présentes dans la région centrale de la nébuleuse interstellaire "Caméléon I".
ATS

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23.1.2023 - 17:15

Les nuages moléculaires sont des nébuleuses interstellaires où se produit la création des étoiles. Les scientifiques, parmi lesquels figure Maria Drozdovskaya, de l'Université de Berne, ont mesuré une température de -263 degrés (10 degrés au-dessus du zéro absolu) au centre du nuage moléculaire «Caméléon I», situé à plus de 500 années-lumière de la Terre.

Ces molécules gelées pré-stellaires sont considérées comme centrales dans l'apparition de la vie sur Terre, note l'alma mater bernoise dans un communiqué. Les scientifiques y ont trouvé de l'eau, du monoxyde et du dioxyde de carbone, de l'ammoniac et du méthane, mais aussi des composés plus complexes comme le méthanol.

Ces mesures sont les plus précises à ce jour de ces poussières gelées à très basse température. Elles ont été effectuées grâce aux spectrographes infrarouges du télescope James Webb, capables de détecter l'empreinte chimique de chaque molécule.

Les scientifiques ont également eu la surprise de constater que certains éléments comme le carbone, l'hydrogène, l'oxygène, l'azote et le soufre étaient présents en moindres quantités qu'attendu. Or ces éléments sont des ingrédients fondamentaux pour la formation des acides aminés dans la soupe pré-biotique.

Cela tend à indiquer selon les auteurs que ces éléments ne proviennent pas uniquement des nuages moléculaires. Il n'en reste pas moins que la présence de molécules pré-biotiques lors de la formation des étoiles pourrait être plus fréquente que supposé, et pas seulement une caractéristique de notre système solaire, selon leurs conclusions.

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