Un pancréas artificiel vient en aide aux diabétiques sous dialyse

jc, ats

5.8.2021 - 11:23

Les patients diabétiques sous dialyse peuvent nettement améliorer le contrôle de leur glycémie grâce à un «pancréas artificiel» entièrement automatisé. C'est ce que montre une étude réalisée par les universités de Berne et Cambridge.

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5.8.2021 - 11:23

ABD0185_20141127 - ST. PÖLTEN - ÖSTERREICH: THEMENBILD - Illustration zum Thema Medizin / Gesundheit / Spital / Krankenhaus / Ärzte / medizinische Versorgung. Im Bild: Ein Patient erhält Dialyse (künstliche „Blutwäsche“) aufgenommen am Mittwoch, 12. November 2014, in einem Krankenhaus in Niederösterreich. (ARCHIVBILD VOM 12.11.2014) - FOTO: APA/HELMUT FOHRINGER
Les chercheurs ont suivi 26 patients pendant 20 jours, une partie d'entre eux bénéficiant du pancréas artificiel, les autres de la thérapie conventionnelle. (image d'illustration)
KEYSTONE

Avec ce «pancréas artificiel», ou système dit en boucle fermée, ces patients peuvent maintenir leur taux de glycémie dans les valeurs cibles 53% du temps. La moyenne avec le traitement conventionnel par injection d'insuline est de 38%, a indiqué l'Hôpital de l'Île à Berne dans un communiqué.

Le gain est de trois heures et demie supplémentaires par jour dans les valeurs cibles, ce qui est «énorme en termes de contrôle de la thérapie, de sécurité et de qualité de vie», commente Christoph Stettler, professeur de diabétologie à l'hôpital universitaire bernois, cité dans le communiqué. Le risque d'hypoglycémie est également réduit.

Et il est même capable d'apprendre!

Réalisée en partenariat avec l'hôpital universitaire Addenbrooke's à Cambridge, au Royaume-Uni, l'étude a été publiée dans la revue Nature Medicine. Les chercheurs ont suivi 26 patients pendant 20 jours, une partie d'entre eux bénéficiant du pancréas artificiel, les autres de la thérapie conventionnelle.

Les patients souffrant de diabète de type 2 et d'insuffisance rénale sont particulièrement vulnérables et leur glycémie peut facilement s'écarter des valeurs normales. Le «pancréas artificiel» fonctionne de manière entièrement autonome et dispose d'un algorithme d'apprentissage automatique qui permet une adaptation aux besoins individuels du patient, note encore l'hôpital bernois.

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