Après des mois d'arrêt, le chantier de la «banane» a repris

ll, ats

17.11.2021 - 15:27

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17.11.2021 - 15:27

Le chantier de l'Unithèque était à l'arrêt depuis le mois de mai sur le campus de l'Université de Lausanne (UNIL). Des problèmes géologiques sont apparus, qui n'avaient pas été décelés lors des sondages. Les travaux viennent de redémarrer.

Les étudiants qui se pressent dans les travées de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) attendent avec impatience l'extension de la «banane», pour laquelle le Grand Conseil a voté à l'unanimité en 2019 un crédit de 55 millions de francs. Après des aménagements préparatoires, les travaux ont débuté au printemps 2021.

Le projet vise à doubler les places de travail, pour passer d'environ 900 à près de 2000 places. L'espace de stockage des livres, de même que le restaurant seront agrandis. L'extension est prévue derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Difficultés

Pour l'heure, sur place, seul un grand trou est visible. Philippe Pont, le directeur général des immeubles et du patrimoine à l'Etat de Vaud, a fait stopper les travaux lorsqu'il a été informé des difficultés géologiques et d'un probable dépassement de budget.

«Le terrain nécessite beaucoup plus de travaux qu'imaginé, notamment au niveau des ancrages pour tenir le terrain», a-t-il expliqué mercredi à Keystone-ATS. De fortes venues d'eau ont compliqué la donne et une importante quantité de roches doit être évacuée.

Crédit supplémentaire

Une analyse a chiffré les coûts supplémentaires et a abouti à une demande de crédit supplémentaire de 5,8 millions de francs, qui a d'ores et déjà été validée par la commission des finances. Cette demande de crédit sera transmise «d'ici à la fin de l'année au Conseil d'Etat, puis au Parlement», a précisé Philippe Pont.

«Les travaux ont repris», a-t-il ajouté. Avec quel impact sur les délais? «Nous ferons tout pour que cela n'ait pas d'incidence sur le calendrier. Cette extension représente un réel besoin pour l'Université, mais nous n'excluons pas quelques mois de retard», a-t-il ajouté. Les travaux étaient annoncés jusqu'en 2024.

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