Agressions au GHB

Aucun fêtard n’a été drogué par piqûre dans le canton de Vaud

beke, ats

27.6.2022 - 18:02

Au cours des trois derniers mois, les services d'urgence du canton de Vaud ont accueilli une dizaine de personnes pensant avoir été droguées à leur insu avec des seringues lors de soirées festives. Les analyses toxicologiques n'ont à ce jour décelé aucune trace de GHB ou autre substance.

Des jeunes font la fete sur la piste de danse dans la discotheque le D! Club lors de la crise du Coronavirus (Covid-19) le jeudi 2 juillet 2020 a Lausanne. Seulement 300 personnes peuvent danser par salle dans la discotheque lors d'une soiree et les personnes doivent egalement etre inscrites sur le Swiss Pass Night. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Une dizaine de cas d'agressions présumées à la seringue lors de soirées festives dans le canton de Vaud ont été analysés (photo symbolique).
KEYSTONE

beke, ats

27.6.2022 - 18:02

«Après analyse d'une dizaine de cas, aucune injection de substance au moyen d'une aiguille n'est avérée dans le canton», ont communiqué lundi les autorités vaudoises. Certaines des victimes présumées présentaient des lésions compatibles avec des piqûres, avec des traces visibles, explique le communiqué.

«Les personnes décrivaient généralement des symptômes aspécifiques (malaise, chaleur, fatigue, vertiges, etc.), voire aucun symptôme associé. Certaines craignaient avoir été intoxiquées par une injection de GHB. Ces situations ont pu susciter des inquiétudes.»

En vue des manifestations festives estivales, les polices vaudoise et lausannoise précisent qu'elles collaborent étroitement avec l'Office du médecin cantonal, les services d'urgence, le Centre universitaire de médecine légale, le ministère public, les organisateurs de soirées festives ou d'événements musicaux, les clubs et l'association faîtière La Belle Nuit, afin que tout signalement de cas suspect soit traité dans le respect des règles.

«Peu plausible»

Dans les faits, une injection par seringue demande «de la dextérité et du temps», selon le Canton. Cela rend le geste difficile à réaliser au milieu d'une foule, en particulier pour injecter une quantité suffisante de drogue, quelle qu'elle soit, pour impacter la santé. «Il paraît dès lors peu plausible que des substances puissent être injectées par cette voie sans alerter instantanément la victime potentielle.»

En revanche les piqûres au moyen d'une aiguille ou de tout autre objet pointu, non stérile, peuvent être source d'infection. Ce risque doit être évalué par du personnel médical pour déterminer si des mesures préventives sont indiquées. Pour cette raison, l'Office du médecin cantonal recommande aux personnes qui ressentent une sensation de malaise, ou qui pensent avoir été piquées, de se rendre dans un service d'urgence ou dans une permanence.

Permanence dans les grands festivals

Sur mandat du médecin cantonal, un service médico-sanitaire de proximité sera organisé dans les festivals réunissant plusieurs milliers de personnes avec la présence de professionnels de santé autorisés à effectuer une première prise en charge de personnes présentant des symptômes de malaise ou des traces de piqûre. Si une lésion compatible avec une piqûre est constatée, il est conseillé de déposer plainte au commissariat le plus proche de son domicile.

Des témoignages de cas présumés d'agressions à la seringue ont aussi agité la France et le Royaume-Uni récemment. «Les rapports médico-légaux consécutifs à ces phénomènes n'ont fait état d'aucune preuve d'injection de substance», relèvent les autorités vaudoises.

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