Berne appelle la Corée du Nord à ouvrir ses frontières pour l'aide

sn, ats

10.3.2021 - 16:00

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10.3.2021 - 16:00

La Suisse demande à la Corée du Nord d'ouvrir à nouveau ses frontières aux biens humanitaires urgents et pour des évacuations médicales dans le cadre de la pandémie. Elle a estimé mercredi devant le Conseil des droits de l'homme à Genève «crucial» ce dispositif.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a décidé de boucler les frontières de son pays pour l'assistance humanitaire face à la pandémie (archives).
ATS

La Suisse est toujours inquiète sur le «manque significatif d'amélioration de la situation» des droits de l'homme dans ce pays, a affirmé le numéro deux de la mission suisse à l'ONU à Genève, l'ambassadeur Félix Baumann. Elle cible des violations «systématiques» après le rapport du rapporteur spécial de l'ONU sur ce pays publié la semaine dernière qui déplorait une utilisation de la pandémie par le régime pour diminuer encore les droits fondamentaux.

Tomas Ojea Quintana a mentionné notamment les indications non confirmées d'autorisations de «tirer à vue» sur tous ceux qui tentent de s'évader, une politique dénoncée mercredi par les Etats-Unis devant l'instance onusienne. L'année dernière, moins d'un quart des plus de 1000 départs de l'année précédente ont été identifiés.

Plusieurs personnes ont aussi été exécutées ou détenues dans une nouvelle prison anti-coronavirus pour ne pas avoir honoré les quarantaines liées à la pandémie. Les autorités nord-coréennes n'ont toujours pas annoncé un seul cas d'infection.

Le rapporteur spécial, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, a relevé de son côté que seuls trois travailleurs humanitaires internationaux restaient dans le pays. Il affirme aussi dans son rapport que de probables crimes contre l'humanité se poursuivent. Il demande au Haut-Commissariat des droits de l'homme d'organiser une conférence internationale sur les prisons dans ce pays.

La Suisse reste elle préoccupée par les indications de cas de torture et de travail forcé, notamment dans les centres de détention. Elle a salué le renforcement du bureau du Haut-Commissariat à Séoul, en Corée du Sud.

sn, ats