Assemblée de l'OMS

Berset appelle à protéger la santé en pleine guerre d'Ukraine

sn, ats

22.5.2022 - 14:57

Le conseiller fédéral Alain Berset a répété que la Suisse était favorable à un renforcement des instruments de réponse aux pandémies avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au centre du dispositif.
ATS

La Suisse appelle à protéger l'accès aux soins dans les conflits, alors que sévit la guerre en Ukraine. En ouvrant dimanche l'Assemblée mondiale de la santé à Genève, le conseiller fédéral Alain Berset a mis en avant le rôle de la santé pour la paix.

sn, ats

22.5.2022 - 14:57

Cette thématique est au centre de la première réunion en présentielle des 194 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le début de la pandémie, à laquelle participent plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement et environ 120 ministres. Alors même que des centaines d'assauts ont été perpétrés contre des centres de santé en Ukraine.

Le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a dénoncé «des actes inacceptables» contre les civils, en violation du droit international humanitaire (DIH). Et d'appeler tous les Etats membres et les parties à des conflits à honorer les règles.

Mais l'engagement de la Suisse sur le lien entre santé et paix est plus durable. «Le combat pour la santé de toutes et tous est un facteur de rapprochement pour nos sociétés», a aussi dit le conseiller fédéral.

Décision sur une initiative de la Suisse

Berne et Oman ont lancé une initiative depuis plusieurs années pour faire de la santé une composante importante pour la paix dans les conflits émergents ou les périodes post-conflits. Une décision sur celle-ci sera prise lors de l'Assemblée.

Outre la guerre en Ukraine, le renforcement de la santé mondiale pour préparer les prochaines pandémies sera largement discuté jusqu'à samedi prochain à Genève. Pour la Suisse, il faut que l'organisation reste «le centre de la gouvernance mondiale de la santé». Et que son rôle soit étendu. L'Assemblée sera très importante pour faire face aux nouveaux défis de la santé, selon lui.

M. Berset a rappelé que la Suisse soutient un nouvel instrument international pour la préparation aux urgences sanitaires, dont les négociations ont débuté sur des questions de procédure. Mais aussi l'adaptation du Réglement sanitaire international. Celui-ci cadre la réponse aux urgences de santé publique, mais a été largement ciblé depuis l'arrivée du coronavirus.

Soutien au financement plus durable

Pour Berne, un futur accord, pas attendu avant 2024, ne doit pas remplacer le Réglement. Le premier doit être plus large sur des questions comme le partage de vaccins, alors que le second doit rester davantage ciblé sur la sécurité sanitaire, selon la Suisse.

Parmi les autres thématiques attendues, M. Berset a répété l'engagement suisse pour un financement plus durable de l'organisation. La part des contributions obligatoires, à 20% des 5,8 milliards de francs de l'organisation, pourrait être augmentée à 50% d'ici une dizaine d'années. D'après le conseiller fédéral, «nous avons compris, collectivement, la nécessité d'avoir une OMS forte», dotée de moyens adaptés et d'autorité pour préparer et répondre aux pandémies.

Le Fribourgeois a encore mis en avant la sécurité des patients, alors que l'OMS doit organiser un sommet ministériel sur cette question en février prochain. Moment important de l'Assemblée mondiale, le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus doit de son côté être reconduit mardi pour un second mandat à la tête de l'organisation.

sn, ats