Ordre d'évacuation Bois de Ballens: les activistes climatiques ont quitté les lieux

sj, ats

26.6.2024 - 15:39

Les activistes climatiques qui occupaient le Bois de Ballens (VD) depuis dix jours ont quitté les lieux mardi soir. Sous le coup d'un ordre d'évacuation de la préfecture du district de Morges, ils sont partis d'eux-mêmes, avant que la police ne les déloge.

Les activistes du Bois de Ballens ont quitté les lieux (archives).
Les activistes du Bois de Ballens ont quitté les lieux (archives).
ATS

26.6.2024 - 15:39

Révélée par le Journal de Morges, l'information a été confirmée mercredi à Keystone-ATS par deux membres du mouvement Grondements des terres. Selon eux, une trentaine d'activistes étaient encore présents au moment du départ.

Plusieurs habitants de la région leur ont prêté main-forte pour évacuer le campement, alors que l'orage sévissait mardi soir. Tout le matériel n'ayant pas pu être retiré pendant la tempête, la police est venue mercredi matin pour démonter notamment les plateformes dans les arbres et les banderoles.

Les militants disent être «toujours dans la région» et réfléchir à la suite de leur mobilisation, pour continuer de s'opposer au projet de gravière à Ballens ou pour d'autres actions. «Nous recevons beaucoup de propositions», affirment les deux activistes, sans donner davantage de détails.

Au terme de leur occupation à Ballens, ils dénoncent l'attitude des autorités, selon eux «fermées à la discussion», et «la pression policière». En revanche, les activistes saluent «le magnifique et important soutien» des habitants de la région, la naissance «d'une alliance avec la population locale». Ils rappellent notamment qu'une vingtaine de citoyens ont fondé l'association «Pour la Sauvegarde des Bois de Ballens et environs.»

Démarrée le 15 juin, l'occupation visait à dénoncer «l'hégémonie du béton dans la construction» et critiquer les «velléités extractivistes et écocidaires» des grands cimentiers dans le Bois de Ballens, où une importante gravière est projetée. Cette occupation se voulait dans l'héritage de la ZAD de la colline du Mormont (2020-2021) et de l'occupation, l'an dernier, de la forêt du Moulin d'Amour à Vufflens-la-Ville.

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