Politique de la jeunesse

Des ados interpellent Simonetta Sommaruga

ATS

6.10.2020 - 18:12

La présidente de la Confédératin Simonetta Sommaruga a répondu mardi à des questions d'ados venus des quatre coins de Suisse à Berne. Ils ont appris par exemple que le Conseil fédéral ne partage pas de groupe de discussion sur WhatsApp.

Pour une fois, ce sont des ados et de jeunes adultes qui se sont retrouvés assis en face de la présidente de la Confédération dans le centre de presse du Palais fédéral – et pas seulement les journalistes.

Une dizaine de jeunes gens et de jeunes filles, âgés de 13 à 23 ans ont participé à «Posez des questions à la présidente de la Confédération!«, une rencontre organisée par la Fédération suisse des parlements de jeunes (FSPJ). Les questions ont tourné autour de la politique climatique, de la pandémie de coronavirus, du service militaire, que les femmes ne sont pas tenues d'accomplir, et de l'implication des jeunes en politique.

Compétences politiques

Ce dernier point préoccupe la présidente de la Confédération. Elle souhaite que les jeunes aient davantage leur mot à dire en politique. Pour y parvenir, les écoles devraient offrir une éducation politique plus forte, a plaidé Simonetta Sommaruga.

Elle a encouragé les participants à faire valoir leurs revendications auprès des politiciens via les parlements des jeunes ou les organisations de jeunesse des partis. Apprendre plusieurs langues nationales est important si l'on veut jouer un rôle politique, estime-t-elle, mais aussi pour être capable de se mettre à la place de ses interlocuteurs ou de ses adversaires politiques.

«J'ai joué à des jeux de rôle avec mon mari où je prenais la position de mes opposants.» Cela aide à mieux comprendre leurs arguments et à accepter que dans certains cas: «Il a en fait raison sur ce point».

Défendez les autres

Elle-même était une adolescente plutôt timide et n'aurait sans doute pas participé à une rencontre comme celle de mardi au centre des médias. Simonetta Sommaruga est entrée en politique en travaillant d'abord dans un refuge pour femmes. «Je voulais défendre les préoccupations de ces femmes – cela m'a politisée». C'est ce dont la Suisse a besoin encore et encore: des personnes qui défendent les autres qui ne pourraient peut-être pas se défendre elles-mêmes, a plaidé la ministre.

L'introduction du suffrage féminin a également été une expérience formatrice pour la Bernoise. Lors des dimanches de votation, seul son père se rendait au bureau de vote, jusqu'à ses 11 ans. Ensuite sa mère a aussi pu aller donner son avis.

Interrogée sur les médias sociaux, Simonetta Sommaruga a déclaré qu'elle avait décidé d'être sur Twitter et Instagram il y a deux ans. Mais elle a dû apprendre. Et non: «Le Conseil fédéral n'a pas de groupe de discussion sur WhatsApp.«Nous nous parlons au téléphone, nous prenons un café ensemble ou buvons une bière le soir.»

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ATS