Manifestation Des centaines d'Erythréens revendiquent leurs droits à Berne

zc, ats

22.6.2024 - 16:54

Plusieurs centaines d'Erythréens critiques envers le régime ont manifesté samedi à Berne pour défendre leurs droits. Ils ont demandé à la Suisse de leur accorder sa protection plutôt que de les discriminer.

Des manifestants ont appelé samedi à Berne à ce que les opposants au régime erythréen qui vivent en Suisse soient mieux protégés.
Des manifestants ont appelé samedi à Berne à ce que les opposants au régime erythréen qui vivent en Suisse soient mieux protégés.
sda

22.6.2024 - 16:54

Plusieurs organisations érythréennes en Suisse et le Migrant Solidarity Network avaient appelé à cette manifestation. Ils étaient environ 800, selon une estimation d'un journaliste de Keystone-ATS sur place. Les organisateurs ont estimé leur nombre à plus de 2000.

Après le rassemblement sur la Place fédérale, les manifestants ont traversé la vieille ville sous une pluie battante. La police était présente en arrière-plan. Ces derniers mois, plusieurs affrontements entre des Erythréens partisans et opposés au régime ont eu lieu en Suisse.

L'une des principales revendications des manifestants était la suppression de l'obligation de détenir un passeport. Les Erythréens avec un statut F qui demandent un permis de séjour B en Suisse, qui veulent se marier ou qui souhaitent un regroupement familial, doivent présenter un passeport érythréen valable. Or, l'ambassade érythréenne à Genève pose des conditions inacceptables et inadmissibles, ont dénoncé les manifestants.

Les personnes qui demandent un passeport doivent par exemple signer une déclaration de repentance. Dans cette déclaration, les personnes doivent s'accuser d'avoir été infidèles au régime et accepter d'éventuelles sanctions en cas de retour. Cela est contraire à la Constitution fédérale.

Contre les expulsions

Les manifestants ont en outre exigé que la Suisse n'autorise pas de renvois, même vers le Rwanda ou d'autres pays. Le Parlement a récemment demandé que la Suisse conclue un accord de transit avec un pays tiers pour y renvoyer les requérants d'asile érythréens déboutés.

Les manifestants ont également dénoncé le racisme et les discours de haine dans la politique suisse. La haine de droite s'est dirigée il y a 50 ans contre les Italiens, puis contre les Tamouls, les Kurdes et les Kosovars. Aujourd'hui, selon eux, elle prend pour cible les Erythréens.

zc, ats